Un retour inattendu au cinéma attend le public dans quelques semaines : Benoît Hamon, ancien candidat à la présidentielle de 2017, fait une apparition dans le film Sauvons les meubles, prévu pour le 6 mai. Cette participation a été révélée dans la bande-annonce, suscitant l’intérêt et la curiosité.
EN BREF
- Benoît Hamon apparaît dans le film Sauvons les meubles.
- Il joue son propre rôle aux côtés de Vimala Pons, récemment récompensée par un César.
- Le film aborde des thèmes sociaux comme le surendettement et le revenu universel.
Cette incursion cinématographique est pour le moins surprenante. Benoît Hamon, qui s’est éloigné de la politique nationale pour devenir directeur général de Singa, une ONG dédiée à l’accompagnement des réfugiés, a accepté de jouer dans ce film à l’invitation de Vimala Pons. Dans le long-métrage réalisé par Catherine Cosme, il se prête à une interview fictive où il aborde des thèmes qui lui sont chers, tels que le revenu universel.
Vimala Pons, qui a récemment remporté un César pour son interprétation dans L’attachement, incarne une photographe au ton décalé. Dans une scène particulièrement marquante, Benoît Hamon évoque son rapport à la séduction vis-à-vis de ses électeurs, faisant basculer l’échange vers un registre plus léger. Ce film franco-belge se situe à la croisée de la comédie et du drame, et marque un tournant inattendu pour l’ancien ministre.
Le récit de Sauvons les meubles raconte l’histoire de Lucile et Paul, deux frères et sœurs confrontés à une crise familiale. Alors qu’ils s’occupent de leur mère malade, jouée par Guilaine Londez, ils découvrent une situation financière désastreuse liée à des dettes et à une usurpation d’identité. Cette trame s’inspire de la vie réelle de la réalisatrice, qui a vécu une expérience similaire avec sa propre mère.
Le film traite de sujets importants tels que le surendettement, un thème encore peu exploré dans le cinéma. Le tournage, qui a eu lieu au printemps 2024, a duré une journée pour Hamon, qui a avoué avoir trouvé cette expérience différente des meetings politiques auxquels il est habitué. « J’ai découvert l’attente et la capacité impressionnante des acteurs à se concentrer en deux secondes », a-t-il confié.
Concernant sa rémunération, Benoît Hamon a perçu entre 300 et 400 euros brut, un montant correspondant au minimum syndical. Il a affirmé qu’il aurait été prêt à participer bénévolement, soulignant ainsi son engagement envers le projet. Avec ce caméo inattendu, il prouve qu’il reste actif et engagé, notamment sur les réseaux sociaux où il ne manque pas de dénoncer les dérives de l’extrême droite.
Cette incursion dans le monde du cinéma pourrait bien marquer un nouveau chapitre dans la vie de Benoît Hamon, qui s’éloigne de la sphère politique tout en continuant à défendre des valeurs qui lui sont chères. Le film Sauvons les meubles promet d’être à la fois émouvant et divertissant, tout en abordant des thématiques sociales essentielles.