Bernard d’Ormale, veuf de Brigitte Bardot, dénonce son héritage et annonce des poursuites

Chaque matin, Bernard d’Ormale, 85 ans, traverse la baie de Saint-Tropez pour s’occuper des chats de La Madrague, la maison où Brigitte Bardot a vécu et où elle est décédée dans ses bras. Pourtant, aujourd’hui, il ne réside plus dans cette propriété emblématique, mais dans un appartement de 29 mètres carrés, qu’il qualifie de « placard ». Ce bouleversement dans sa vie l’a poussé à envisager des actions en justice pour défendre ce qu’il considère comme son héritage.

EN BREF

  • Bernard d’Ormale vit dans un appartement de 29 m² à Saint-Tropez après la mort de Brigitte Bardot.
  • Il dénonce sa mise à l’écart de la fondation de l’actrice et la vente de ses objets personnels.
  • Il envisage des poursuites judiciaires pour défendre son héritage et sa mémoire.

Le lundi de l’anniversaire de Bardot, qui aurait eu 92 ans, Bernard a ressenti une immense tristesse. Le couple avait l’habitude de célébrer ces moments ensemble, entourés d’animaux dans leur maison. Depuis le décès de l’icône, Bernard a connu une période de solitude et de douleur. Il a dû quitter La Madrague, dont la valeur est estimée à 22 millions de livres, car la propriété ne lui appartenait pas.

Bernard d’Ormale évoque un mois de septembre difficile, marqué par des événements qui l’ont profondément affecté. Outre la perte de sa maison, il a également été écarté de la présidence de la fondation Brigitte Bardot, un poste qu’il avait obtenu pour continuer son combat en faveur des animaux. Bien qu’il demeure membre du conseil d’administration, il se sent isolé et accablé par des tensions internes.

La situation a pris une tournure particulièrement douloureuse avec la vente aux enchères de 300 objets personnels de Bardot, y compris des souvenirs intimes qui, selon lui, auraient dû lui revenir. Il accuse la fondation d’agir de manière déloyale, qualifiant les membres de l’organisation de « meute de loups-garous ». « Brigitte a été dispersée un peu partout, comme des grains de sucre », déclare-t-il avec émotion.

Pour comprendre l’absence de droits de Bernard sur La Madrague, il faut revenir en 1992, année de son mariage avec Bardot. Bien qu’ils aient partagé une vie commune, leur union n’a jamais été officialisée par un acte civil en France, ce qui a automatiquement exclu Bernard de toute succession. Ce dernier regrette cette omission, non par avidité, mais pour préserver la mémoire de sa femme.

Le patrimoine de l’actrice a été partagé entre son fils, Nicolas-Jacques Charrier, et la fondation Brigitte Bardot, un arrangement que Bernard dit avoir soutenu pour éviter d’être perçu comme un profiteur. Il admet avoir refusé le rôle d’exécuteur testamentaire, une décision qu’il considère aujourd’hui comme une erreur.

La fondation, de son côté, conteste les affirmations de Bernard. Son porte-parole rappelle que La Madrague a été léguée à la fondation par Bardot elle-même et non à son compagnon. Selon leurs dires, Bernard avait un délai de six mois pour quitter les lieux, une condition stipulée par l’actrice, et l’organisation aurait même assisté Bernard dans sa recherche de logement.

Bernard se prépare à engager des poursuites judiciaires, affirmant qu’il ne se laissera pas faire. Son avocate, spécialisée dans les successions, souligne qu’il a été traité de manière inacceptable. « Je vais me battre pour récupérer La Madrague. Ce n’est pas perdu », assure-t-il avec détermination.

Malgré ces tensions, il garde une relation respectueuse avec le fils de Bardot, qui a validé la vente des objets pour éviter qu’ils ne soient entreposés sans usage. Bernard confie même avoir été un acteur dans la réconciliation entre mère et fils après des années de conflit. Cela soulève une question : la volonté de Bardot était-elle de préserver son héritage animalier au-delà de sa mort ?

À 85 ans, Bernard d’Ormale se retrouve confronté à une réalité amère, seul avec ses souvenirs et un héritage dispersé. Chaque jour, il nourrit les chats de La Madrague, mais son cœur reste lourd de ce qu’il a perdu. Son combat pour récupérer son foyer et préserver la mémoire de Brigitte Bardot ne fait que commencer.