À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Bernard-Henri Lévy, essayiste et intellectuel engagé, a exprimé ses opinions politiques dans un entretien accordé à La Provence le 13 octobre. Dans ce contexte, il a clarifié ses choix électoraux et les personnalités qu’il pourrait soutenir.
EN BREF
- Bernard-Henri Lévy refuse de voter pour Mélenchon ou Le Pen.
- Il évoque plusieurs personnalités comme alternatives pour 2027.
- L’écrivain souligne l’importance de faire barrage aux extrêmes.
La rentrée littéraire a permis à Bernard-Henri Lévy de voyager à travers la France pour promouvoir son nouvel ouvrage, Mémoires provisoires. Lors de ses rencontres avec ses lecteurs, il a également abordé la situation politique actuelle et les enjeux qui se profilent.
Dans son échange avec La Provence, il n’a pas caché son inquiétude face à la montée du Rassemblement national et de La France insoumise. Il a déclaré : « Pour ma part, je ne mettrai jamais un bulletin Mélenchon ou Le Pen dans l’urne. Je voterai pour quiconque leur fera barrage à tous deux ». Ce positionnement clair souligne son refus de voir ces deux figures politiques émerger dans le paysage électoral français.
Bernard-Henri Lévy a ensuite évoqué plusieurs personnalités qui, selon lui, pourraient incarner cette alternative. À gauche, il mentionne des noms comme Raphaël Glucksmann et François Hollande. Du côté droit de l’échiquier politique, il cite Édouard Philippe, Gabriel Attal et David Lisnard. Toutefois, il précise : « Peu m’importe. Personnellement, je soutiendrai celui qui nous sortira du piège Mélenchon / Le Pen ». Son engagement pour une alternative se veut avant tout pragmatique.
Il a également abordé le rôle de l’ancien président Emmanuel Macron, qu’il considère comme ayant joué un rôle de barrière contre le Rassemblement national. « On peut dire ce qu’on veut. Il a tout de même fait barrage à Le Pen deux fois. Mais aussi, tout de même, à Mélenchon ? Même depuis la dissolution, il parvient à garder le cap », a-t-il déclaré, reconnaissant la complexité de la situation politique actuelle.
Le cas de Jordan Bardella
En parallèle, l’entretien a permis d’aborder le destin politique de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, accusé par Mediapart d’avoir rédigé des messages antisémites et complotistes entre 2013 et 2015. Lévy a réagi sans ambages : « Oui, bien-sûr », a-t-il affirmé, indiquant que ces révélations le disqualifiaient. Il a souligné l’absurdité de la situation en déclarant : « Comment pourra-t-il continuer de dire “je suis le bouclier des juifs” ? C’est devenu absurde. Et obscène ». Ce constat met en lumière les enjeux cruciaux de la lutte contre l’antisémitisme dans le cadre politique actuel.
Bernard-Henri Lévy conclut son propos en affirmant que la lutte contre l’antisémitisme nécessite une représentation politique forte et éthique, qu’elle soit portée par un social-démocrate courageux ou un conservateur de probité. Ce dernier point soulève des questions sur l’orientation future des partis politiques français et leur capacité à répondre aux défis contemporains.
À quelques mois des élections, les déclarations de Lévy résonnent comme un appel à la mobilisation pour un choix éclairé, loin des extrêmes. Son engagement pour une France unie et respectueuse des valeurs républicaines est plus que jamais d’actualité.