L’icône du cinéma français, Brigitte Bardot, nous a quittés le dimanche 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans. Cette triste nouvelle a été confirmée par la Fondation de l’actrice via l’AFP. Les hommages ont afflué des célébrités et des anonymes tout au long de cette journée, témoignant de l’impact considérable qu’elle a eu sur la culture française.
EN BREF
- Brigitte Bardot est décédée le 28 décembre 2025.
- Ses obsèques ont eu lieu le 7 janvier 2026 à Saint-Tropez.
- Le cercueil en osier a suscité un intérêt inédit, devenant iconique.
Les obsèques de Brigitte Bardot se sont tenues en l’église Paroissiale Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Tropez, un lieu cher à l’actrice. Son corps a été inhumé dans le cimetière marin de cette même ville, marquant une dernière demeure en harmonie avec son amour pour la mer et la nature.
Cependant, c’est le cercueil en osier, choisi pour ses funérailles, qui a attiré l’attention des médias et du public. Fabriqué par l’entreprise Funico, ce cercueil a été décrit comme un objet à la fois chaleureux et porteur de sens. Minna Holleville, gérante des Pompes Funèbres de la Liberté à Abbeville, a déclaré que ce modèle avait « devenu iconique », soulignant l’engouement suscité par cet objet singulier.
Depuis la cérémonie, l’entreprise Funico a reçu un afflux de commandes, signalant un intérêt croissant pour ce cercueil en osier. « Nous recevons une vingtaine de demandes par jour », a indiqué Minna Holleville, précisant qu’une habitante de Montpellier avait même contacté l’entreprise pour obtenir un cercueil à des fins de stockage. « Il est affiché à 3.500 euros près de chez elle, alors que nous le vendons 1.670 euros », a-t-elle ajouté.
Xavier Quointeau, gérant de la vannerie Candas, a également exprimé sa surprise face à cet engouement. Il a affirmé que ce type de cercueil était autorisé dans des pays comme l’Angleterre ou la Belgique, mais pas en France. L’entreprise a dû s’adapter en partant d’un modèle déjà homologué pour répondre à la demande croissante. « Nous sommes complètement étonnés de l’impact national et international. C’est inattendu », a-t-il souligné.
De son côté, Aurélien, employé depuis 13 ans à la Vannerie Candas, a partagé son émotion : « C’est une fierté que Brigitte Bardot l’ait choisi. Il a été présenté devant le monde entier. C’est gratifiant. » Ce cercueil en osier, qui évoque la nature et la simplicité, semble avoir touché une corde sensible auprès de ceux qui s’identifient à la démarche de l’actrice.
Pour répondre à cette demande accrue, la vannerie a mis en place des formations, comme l’a expliqué Xavier Quointeau. « Nous avons récemment fondé la Vannerie Académie. Quatre personnes ont entamé une formation en alternance pour obtenir un CAP de vannier. Une autre promotion est prévue à la rentrée. C’est un métier qui attire de nouveau », a-t-il conclu. Cette dynamique pourrait bien faire renaître un savoir-faire artisanal en lien avec la mémoire d’une légende.
Les obsèques de Brigitte Bardot et le choix de son cercueil en osier ont non seulement marqué la fin d’une ère, mais ont également ouvert un nouveau chapitre pour un artisanat qui, dans l’ombre, pourrait retrouver une place dans le cœur des Français. Le cercueil, devenu symbole, témoigne de l’impact durable d’une femme qui a su transcender son époque.