Dans les pages de Gala, le numéro en kiosque ce jeudi 29 octobre, Camille Lellouche se confie sur une période traumatisante de sa vie : les violences conjugales qu’elle a subies. Des années après avoir trouvé la force de s’en libérer, l’artiste évoque son cheminement vers la guérison et les cicatrices qui demeurent.
EN BREF
- Camille Lellouche revient sur son expérience de violences conjugales.
- Elle évoque la complexité de la libération et des jugements sociaux.
- La musicienne utilise son art pour sensibiliser sur ce sujet délicat.
Camille Lellouche, connue pour son humour et son énergie, cache derrière son sourire une histoire douloureuse qu’elle a longtemps gardée secrète. En novembre 2021, lors de son passage dans l’émission Sept à huit sur TF1, elle a partagé son témoignage poignant sur les violences conjugales qu’elle a subies. À seulement 19 ans, elle a croisé la route d’un homme qui allait l’entraîner dans une relation marquée par les abus physiques, psychologiques et sexuels. Après deux années de souffrance, elle a réussi à s’échapper de cette emprise.
Dans son interview pour Gala, l’artiste évoque sa reconstruction et les séquelles laissées par cette expérience. « Il ne faut pas croire que cela n’arrive qu’aux femmes qui manquent de caractère ou qui ont des petites personnalités. Ce sont les plus fortes, au contraire, qui sont ciblées par les pervers narcissiques », souligne-t-elle avec force. Aujourd’hui, elle se sent apaisée, mais elle insiste sur le fait qu’il est impossible d’oublier complètement ces événements. « Je me sens guérie. Même si je n’oublie pas », confie-t-elle. Les blessures de ce passé ne sont pas effacées, et elle admet : « On n’oublie jamais. Il y aura toujours des failles ».
La chanteuse a trouvé dans la thérapie, mais aussi dans la musique et l’art, un moyen d’exprimer ce qu’elle a vécu. Sa chanson N’insiste pas, dédiée aux violences conjugales, est devenue un puissant message de soutien pour toutes celles qui pourraient s’y identifier. Par ses mots, elle souhaite apporter une lumière sur ces questions souvent tues.
Camille Lellouche aborde également le sujet délicat de la plainte, une démarche qu’elle n’a pas entreprise à l’époque des faits. Elle évoque la difficulté de se libérer d’une telle relation, expliquant que « pouvoir s’en dégager d’abord, puis en parler ensuite, cela prend du temps, c’est compliqué ». Elle dénonce les jugements auxquels les victimes font face, souvent sommées de justifier leurs choix. « Les commentaires inutiles de gens qui disent : “Pourquoi tu ne portes pas plainte ? Pourquoi tu ne le lâches pas ?”, c’est insupportable », déclare-t-elle. Derrière ces questions se cache une réalité complexe : « Il faut comprendre qu’on a constamment la boule au ventre quand on est sous emprise et qu’on a peur ».
Pour Camille Lellouche, il est essentiel que chaque victime puisse avancer à son propre rythme, sans subir de pression supplémentaire. « Il y a un deuil personnel à faire, à un moment donné, et un chemin, parfois long, avant de pouvoir s’exprimer », conclut-elle. Son témoignage, à la fois poignant et inspirant, encourage à la compréhension et à l’empathie envers celles qui se trouvent dans des situations similaires.
Cet article est à retrouver dans le Gala N°1742, disponible le jeudi 29 octobre dans les kiosques.