Catherine Pégard à sa première cérémonie des César : entre humour et critiques

Le 26 février 2026, Catherine Pégard, fraîchement nommée ministre de la Culture, a fait ses débuts lors de la 51e cérémonie des César. Sa première apparition publique a été marquée par une ambiance à la fois festive et critique, mettant en lumière les préoccupations du secteur culturel.

EN BREF

  • Catherine Pégard a été nommée ministre de la Culture le jour même de la cérémonie.
  • Alison Wheeler a interpellé la ministre avec une critique acerbe sur la culture et le capitalisme.
  • La soirée a oscillé entre célébration et commentaires politiques sur des enjeux sociétaux actuels.

Lors de cette soirée, la présidente de l’événement, Camille Cottin, a ouvert la cérémonie avec un discours engagé, abordant les défis que rencontre actuellement le secteur culturel. Entre préoccupations concernant le financement, la liberté de création et les impacts économiques, elle a dressé un tableau sombre mais nécessaire pour la nouvelle ministre.

Catherine Pégard, qui succède à Rachida Dati, a pris la parole dans un contexte tendu. Elle a exprimé sa compréhension des inquiétudes soulevées par les professionnels de la culture, tout en dénonçant la politique américaine de Donald Trump, jugée brutale. Son intervention a suscité des échos de réflexion, mais c’est véritablement l’humoriste Alison Wheeler qui a captivé l’attention avec une intervention savoureuse.

Alison Wheeler, en remettant le César du meilleur film de court métrage d’animation, a lancé une piqûre d’humour en suggérant qu’elle était prête à « faire une Masiero », en référence à Corinne Masiero, qui avait fait sensation en se dénudant sur scène en 2021 pour dénoncer la précarité du secteur culturel. Avec une ironie mordante, elle s’est tournée vers Pégard, lui demandant si elle n’était pas fatiguée de « sacrifier la culture sur l’autel du capitalisme le plus rance », une phrase qui a fait rire l’assemblée.

Installée aux côtés de Franck Dubosc, récemment récompensé pour son scénario, Catherine Pégard n’a pu que sourire face aux traits d’esprit de Wheeler, tout en restant consciente que l’ambiance oscillait entre la célébration des talents du cinéma et des critiques acerbes à l’encontre des décisions politiques. La cérémonie a ainsi servi de plateforme pour exprimer des préoccupations allant des droits des agriculteurs à la situation en Iran, démontrant l’engagement du milieu artistique envers des causes sociopolitiques.

La soirée a également été ponctuée de références aux controverses du passé, notamment à l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, alors que Wheeler a rappelé les allégations de violences sexuelles qui l’entourent. Cette mention a été accueillie par des rires dans la salle, soulignant la volonté du milieu artistique de ne pas laisser passer certaines injustices.

Pour Catherine Pégard, ce premier rendez-vous en tant que ministre de la Culture a été une immersion immédiate dans les attentes et les critiques du milieu. Les artistes lui ont adressé un message clair : la vigilance est de mise et les attentes sont élevées face aux défis à venir. Le monde du cinéma a ainsi ouvert le bal des critiques, laissant entrevoir un avenir où la ministre devra naviguer habilement entre engagements culturels et réalités économiques.