Catherine Pégard et la photo avec Epstein : « Aucun souvenir » de cette rencontre

La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a récemment évoqué une situation délicate concernant une photographie la mettant en scène avec Jeffrey Epstein. Lors d’une interview sur France Inter, elle a affirmé ne pas se souvenir de sa présence aux côtés de l’homme d’affaires criminel lors d’une visite au château de Versailles en 2013, lorsqu’elle occupait le poste de présidente du domaine.

EN BREF

  • Catherine Pégard affirme ne pas se souvenir d’une photo avec Epstein.
  • La photo a été révélée par BFMTV et Le Monde.
  • Elle a reçu de nombreuses délégations durant son mandat au château.

Cette photo, récemment exhumée et relayée par BFMTV, montre la ministre posant dans la galerie des Glaces du château, entourée de figures notables telles que la productrice Caroline Lang et le réalisateur Woody Allen. Jeffrey Epstein, connu pour ses crimes sexuels, était également présent lors de cette visite, accompagnant Jean-Luc Brunel, un ancien agent de mannequins français, à l’époque proche du prédateur.

Dans son intervention, Catherine Pégard a déclaré : « Je ne conteste pas que cette photo existe, ce serait stupide, mais je n’ai aucun souvenir de ce moment. » Elle a insisté sur le fait qu’elle ne connaissait pas Epstein à cette période, ajoutant : « Je ne me souviens pas de cette photo […] Il se peut que je sois passée cinq minutes à ce moment-là. » Cette affirmation soulève des questions sur sa mémoire des événements survenus durant son mandat.

La ministre a expliqué qu’elle recevait environ 150 délégations par an au château et qu’elle ne pouvait pas se souvenir de chaque rencontre. « Je pense malheureusement que beaucoup de personnes passent au château de Versailles et que je ne les ai pas toutes rencontrées personnellement », a-t-elle précisé, soulignant la complexité de sa fonction à l’époque.

Avant sa nomination au ministère de la Culture fin février, Catherine Pégard avait déjà été interrogée sur cette photo par les journalistes du Monde. Elle avait affirmé : « Si j’avais été présente, je m’en souviendrais et le dirais, bien sûr. » Ses déclarations semblent viser à clarifier sa position vis-à-vis d’une rencontre avec un homme dont la réputation est aujourd’hui fortement entachée.

Cette situation met en lumière la nécessité pour les personnalités publiques de naviguer prudemment dans leurs relations, surtout lorsqu’il s’agit de figures controversées. La ministre a probablement conscience que de telles associations peuvent avoir des répercussions sur sa carrière et sur l’image de son ministère.

Alors que l’affaire Epstein continue de susciter des débats intenses dans l’espace public, la réponse de Catherine Pégard soulève la question de la responsabilité des figures publiques face à leur passé. La mémoire et la perception des événements peuvent parfois jouer des tours, mais dans le cas de la ministre, il semble que la prudence et la transparence soient de mise.