Cédric Jubillar révèle des détails sur la disparition de Delphine avec un croquis

Après près de six ans de déni concernant son implication dans la disparition de Delphine Jubillar, Cédric Jubillar a récemment surpris l’opinion publique en avouant sa responsabilité dans ce tragique événement. Dans une lettre adressée à ses avocats au début de juillet 2026, il a confirmé avoir agi contre sa femme, une infirmière de 33 ans, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

EN BREF

  • Cédric Jubillar avoue avoir tué sa femme et indique l’emplacement de son corps.
  • Il a remis un croquis aux enquêteurs pour faciliter la recherche des restes de Delphine.
  • Le procès en appel de Jubillar, prévu en septembre 2026, est reporté au premier semestre 2027.

Le 15 juillet dernier, Cédric Jubillar a fourni un croquis qui précise l’endroit où il affirme avoir dissimulé le corps de Delphine. Lors d’une audience devant la cour d’assises, il a dessiné un schéma qui illustre le chemin qu’il aurait emprunté pour atteindre le lieu d’inhumation de son épouse. Selon Mélanie Vecchio, journaliste de BFM, ce dessin, bien qu’élémentaire, a été réalisé avec soin et détail. Il représente non seulement l’emplacement exact, mais également des repères géographiques, comme une petite maisonnette, pour faciliter la localisation du corps.

Lors de son témoignage, Cédric Jubillar a exprimé son souhait de retrouver Delphine, déclarant : “J’espère vraiment qu’on va la retrouver. Je n’ai aucun intérêt à dissimuler maintenant l’endroit où se trouve le corps”. Ce changement de comportement et d’attitude soulève de nombreuses questions sur les raisons qui l’ont poussé à l’aveu après tant d’années de silence.

Au cours de son audition, il a également évoqué les circonstances qui ont conduit à ce drame. Selon ses dires, une dispute aurait éclaté entre eux la nuit de la disparition, des paroles échangées l’auraient poussé à perdre son calme. Il a décrit l’agression en ces termes : “Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré, je lui disais : ‘Tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi’”. Cette confession poignante illustre la complexité des relations au sein du couple Jubillar, tout en laissant entrevoir un récit tragique d’un acte irréparable.

La découverte récente de deux fémurs dans un champ situé à Mailhoc, à proximité de la maison familiale, a rebattu les cartes de cette affaire déjà complexe. Cela a conduit à un report du procès en appel de Cédric Jubillar, qui était initialement programmé pour septembre 2026. La présidente de la cour d’appel de Toulouse, Chantal Ferreira, a justifié ce report par la nécessité d’assurer une justice sereine, loin des tumultes médiatiques.

Ce retournement de situation dans l’affaire Jubillar marque une étape significative dans la quête de vérité sur la disparition de Delphine. L’aveu de Cédric et la remise du croquis pourraient-ils enfin permettre aux enquêteurs de mettre un terme à ce mystère qui dure depuis trop longtemps ? Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour la famille et pour la justice.