La cavale de Cédric Prizzon, ancien rugbyman et policier, a pris fin de manière tragique après un périple de 1 000 kilomètres de l’Aveyron au Portugal. Ce jeudi 26 mars, Prizzon a été placé en détention provisoire dans le pays ibérique, où il est soupçonné du meurtre de deux femmes : son ex-épouse, Audrey Cavalié, et sa compagne actuelle, Angela Legobian-Cadillac. L’enquête révèle des détails troublants sur la manière dont il aurait impliqué son fils de 12 ans dans ces actes horribles.
EN BREF
- Cédric Prizzon, ancien policier, est suspecté du meurtre de deux femmes.
- Il aurait contraint son fils à surveiller les corps pendant l’enterrement.
- Les enfants ont été placés dans un établissement d’accueil, bénéficiant d’un suivi psychologique.
Les événements tragiques ont commencé le vendredi 20 mars, lorsque les deux femmes ont été signalées disparues. Prizzon a été arrêté le 24 mars lors d’un contrôle routier à Mêda, au Portugal, alors qu’il tentait de fuir avec son fils. La police a retrouvé dans son véhicule une somme importante en liquide, ainsi que des armes et des faux documents, ce qui a permis d’établir un lien avec ces disparitions.
Lors de son interrogatoire, Prizzon a d’abord tenté de minimiser son implication, affirmant avoir laissé les femmes sur le bord de la route après une dispute. Cependant, le témoignage de son fils a révélé une toute autre réalité. Le garçon a rapporté des faits accablants, indiquant que son père avait d’abord tué sa mère avant de s’en prendre à Angela, qui l’avait suivi dans sa fuite.
Les circonstances entourant ces meurtres soulèvent de nombreuses questions. Selon les informations fournies par les autorités, Angela aurait été initialement complice de l’enlèvement d’Audrey et des enfants. Après avoir été menacée par Prizzon, elle aurait été étouffée, laissant derrière elle un enfant de un an, également impliqué dans cette tragédie.
Les corps des deux femmes ont été découverts dans une zone isolée des montagnes, près de la Serra de Nogueira, grâce aux indications fournies par le jeune garçon. Cédric Prizzon aurait contraint son fils à monter la garde pendant qu’il enterrait les corps, un acte qui choque la communauté et soulève des préoccupations quant à la santé mentale des enfants impliqués.
Actuellement, les deux enfants sont placés dans un établissement d’accueil où ils reçoivent un soutien psychologique adapté aux victimes de traumatismes. Cette situation a suscité une onde de choc dans l’Aveyron, où un appel à une marche blanche a été lancé sur les réseaux sociaux pour rendre hommage aux victimes et sensibiliser sur la violence familiale.
Alors que l’enquête se poursuit, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Les autorités cherchent à comprendre l’ampleur des faits et à établir toutes les responsabilités. Le cas de Cédric Prizzon met en lumière les conséquences tragiques de la violence domestique et l’impact sur les enfants, qui se retrouvent au cœur d’une situation déjà tragique.
Les prochaines étapes de l’enquête seront cruciales pour faire la lumière sur cette affaire tragique, tant pour les familles des victimes que pour l’avenir des enfants concernés.