Cessez-le-feu pour Pâques en Ukraine : Poutine et Zelensky se mettent d’accord

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé un cessez-le-feu dans le cadre du conflit en Ukraine, coïncidant avec les célébrations de la Pâque orthodoxe. Cette trêve, qui se déroulera du 11 au 12 avril 2026, a été acceptée par les autorités ukrainiennes, marquant une rare pause dans cette guerre qui dure depuis quatre ans.

EN BREF

  • Cessez-le-feu annoncé par Poutine pour Pâques, accepté par Zelensky.
  • Les combats reprendront après la trêve, prévue du 11 au 12 avril.
  • Le conflit a causé des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

Dès jeudi, le Kremlin a publié un communiqué précisant que le cessez-le-feu entrerait en vigueur à 16 heures, heure locale, le 11 avril et durerait jusqu’à la fin de la journée du 12 avril. Cette décision a été prise par le commandant suprême, Vladimir Poutine, en lien avec la fête orthodoxe de Pâque, célébrant la résurrection du Christ.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que cette trêve n’avait pas été discutée avec Kiev ou Washington et ne faisait pas partie des négociations en cours pour mettre fin au conflit. « Nous partons du principe que la partie ukrainienne suivra l’exemple de la Fédération de Russie », a-t-il ajouté, soulignant une certaine forme d’optimisme de la part de Moscou.

En réponse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que son pays était prêt à observer cette trêve. Il a rappelé que l’Ukraine avait déjà proposé un cessez-le-feu pendant les fêtes de Pâques, affichant ainsi sa volonté d’un retour à la paix, même temporaire.

« L’Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques. Nous avons proposé un cessez-le-feu cette année pendant les fêtes de Pâques et nous agirons en conséquence », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

Malgré ces avancées, il est important de noter que les précédentes trêves avaient souvent été rompues, les deux parties s’accusant mutuellement de violations. Les efforts de paix, notamment sous l’égide des États-Unis, ont rencontré de nombreux obstacles, notamment à cause de la guerre au Moyen-Orient qui a détourné l’attention de Washington.

Le contexte du conflit

La guerre en Ukraine a causé des pertes humaines considérables, faisant de ce conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Des millions d’Ukrainiens ont été déplacés, et la Russie, bien qu’ayant réalisé des avancées territoriales, a vu ses gains ralentir depuis fin 2025. Ce ralentissement est attribué aux contre-offensives ukrainiennes, mais aussi à des restrictions technologiques imposées à la Russie.

Actuellement, la Russie contrôle environ 19 % du territoire ukrainien, bien que des combats intenses continuent d’avoir lieu, notamment dans la région de Donetsk. Le chef d’État ukrainien a récemment affirmé que la situation était plus défavorable pour son pays dans cette zone. En outre, l’Ukraine a intensifié ses attaques contre les infrastructures russes, notamment un oléoduc en mer Baltique.

Cette annonce de cessez-le-feu, bien que bienvenue, soulève des interrogations sur la durabilité d’une telle trêve. La tension demeure palpable et les enjeux territoriaux et politiques restent au cœur des discussions. Seul le temps dira si cette pause sera véritablement mise à profit pour avancer vers une paix durable.