Dans la banlieue huppée de Madrid, un propriétaire est confronté à une situation inattendue et pour le moins complexe. Après avoir acquis une villa de luxe, il découvre que celle-ci est occupée par Paloma Porcel, la fille d’une actrice espagnole célèbre, et son compagnon. Ce couple refuse de quitter les lieux et impose des conditions financières pour partir. Un véritable dilemme qui soulève des questions sur la législation concernant les squatteurs en Espagne.
EN BREF
- Un propriétaire se retrouve face à une squatteuse dans sa villa de luxe.
- La fille d’une actrice célèbre exige 300 000 € pour quitter les lieux.
- La situation relance le débat sur les squats en Espagne.
Le propriétaire, qui a remporté aux enchères cette villa de 486 m² pour 700 000 euros, espérait y installer sa famille. La maison, située sur un terrain de 1 780 m², a une valeur actuelle estimée à près de 2 millions d’euros. Actuellement, il vit avec sa femme et leur bébé dans un appartement loué à 3 000 euros par mois, tandis que Paloma Porcel et son partenaire, qui se présentent comme des locataires légitimes, gardent la villa.
Ce bien était auparavant la propriété de la société Akaster Level S.L., fondée par l’actrice Marisa Porcel et sa fille Paloma. Après le décès de Marisa en 2018, la société a accumulé plus de 1,4 million d’euros de dettes fiscales, entraînant la saisie du bien par l’Agencia Tributaria, qui a ensuite mis le chalet aux enchères en avril 2024. Depuis lors, la famille Porcel n’a jamais quitté les lieux.
À la découverte de sa nouvelle propriété, le propriétaire se retrouve face à Paloma Porcel, qui justifie son occupation par des contrats de location datant de 2021, antérieurs à la vente. L’un de ces contrats présente son compagnon comme un simple jardinier, mais un avenant ultérieur lui accorde l’accès à l’ensemble de la villa. L’avocat du propriétaire a dénoncé cette situation comme une « simulation contractuelle abusive » et prépare une action en justice pour faire annuler ces baux.
Malgré ces accusations, les avocats de l’occupante affirment qu’elle ne fait l’objet d’aucune plainte ou poursuite pénale. Sur place, le propriétaire observe que, bien que Paloma se présente comme étant dans une situation délicate, les garages et le jardin sont remplis de véhicules, incluant plusieurs voitures de collection et même un hélicoptère, ce qui soulève des interrogations sur la véracité de ses revendications.
Face à cette impasse, le propriétaire a tenté de proposer 20 000 euros pour leur départ, mais l’homme a rétorqué que le simple coût de déplacement des véhicules excédait cette somme. Il a alors exigé 300 000 euros pour quitter les lieux, qualifiant cette offre de « première et unique ». Le propriétaire, exaspéré, a déclaré : « Elle nous fait la leçon sur l’humanisme et la responsabilité civique alors qu’elle squatte les lieux, expulsant notre famille tout en cherchant à nous faire chanter pour 300 000 euros. »
Ce conflit met en lumière les failles du système juridique espagnol concernant les squats. Le débat sur les « okupas », ces personnes qui occupent illégalement des biens, est relancé, suscitant des préoccupations quant à la protection des droits des propriétaires face à des situations de ce genre. Le bras de fer juridique entre le propriétaire et Paloma Porcel semble loin d’être résolu, et chacun des partis se prépare à une longue bataille.