Chantal Goya surmonte une dette de 2 millions d’euros : un combat acharné

Chantal Goya, véritable icône de la chanson française, continue de captiver le public avec sa musique familiale et son univers coloré. Âgée de 84 ans, elle révèle avoir récemment surmonté une épreuve financière majeure qui a presque ruiné sa carrière. En effet, la chanteuse a dû faire face à une dette de plus de deux millions d’euros, résultant d’un litige fiscal amorcé en 2018.

EN BREF

  • Chantal Goya a réglé une dette fiscale de 2 millions d’euros.
  • Le combat a duré cinq ans, impliquant des emprunts et des négociations.
  • Elle se réjouit de retrouver la scène après cette épreuve.

Tout commence en 2018, lorsque le Trésor public réclame à Chantal Goya et son mari, le compositeur Jean-Jacques Debout, un montant dépassant un million d’euros. Face à cette situation alarmante, le couple choisit de contracter un emprunt auprès du Crédit municipal de Bordeaux, en garantissant la somme par les droits d’auteur Sacem du répertoire Debout. Cependant, leurs difficultés ne font que s’aggraver : après cinq ans, la banque alourdit la note à 2,46 millions d’euros, intérêts compris. La justice, dans sa décision d’août 2025, condamne le couple à payer 2,18 millions d’euros, rendant leur situation encore plus précaire avec une maison lourdement hypothéquée.

Malgré cette tempête financière, Chantal Goya refuse de se laisser abattre. Lors d’un entretien sur Europe 1 en octobre 2026, elle déclare : “Aujourd’hui, un artiste qui doit ce pognon là, vous croyez qu’il va aller chercher un crédit ? Il s’en va ! On le voit plus ! Et finalement, maintenant on s’est arrangé, ça y est c’est fini.” Sa détermination a porté ses fruits, et elle a pu solder l’intégralité de sa dette. Près d’un million d’euros a été restitué, et la banque travaille actuellement à finaliser les derniers détails de cet accord.

La chanteuse, qui a toujours fait preuve d’une grande résilience, explique : “Je suis quelqu’un qui n’a jamais baissé les bras. J’ai tout remboursé, les impôts c’est sûr.” Son message est clair : la clé du succès réside dans l’endurance et la responsabilité. Chantal Goya n’a jamais cherché à fuir ses obligations, préférant le dialogue et la transparence, même face à une pression bancaire intense et un revenu annuel de 40 000 euros.

Néanmoins, cette épreuve n’a pas été sans conséquences pour le clan Debout-Goya. Chantal évoque la peine causée par cette situation sur son entourage : “Jean-Jacques est très fragile et ça fait de la peine à tout le monde… ça fait de la peine aux enfants, à vos petits-enfants.” La menace de perdre leur patrimoine et les nombreux procès ont affecté leur quotidien. Pourtant, malgré ces obstacles, Chantal Goya reste fidèle à sa passion pour la musique. “Je continue mon métier parce que je l’aime. […] Richissime ou ruinée, je chanterai jusqu’à mon dernier souffle.”

Alors qu’elle s’apprête à célébrer près de cinquante ans de carrière avec des spectacles au Palais des Congrès de Paris, Chantal Goya se projette déjà vers l’avenir. Elle attend avec impatience que son combat soit reconnu par le public et les médias, espérant un grand titre de presse pour marquer la fin de cette épreuve. Son regard est tourné vers ses prochains rendez-vous artistiques, prête à retrouver la scène qui l’a toujours portée, quelles que soient les tempêtes rencontrées.