Charles Consigny propose un soutien scolaire quotidien pour les élèves en difficulté

La France continue de reculer dans le classement Pisa, une situation qui soulève des inquiétudes quant à l’éducation des élèves. Pour inverser cette tendance, l’avocat et chroniqueur Charles Consigny a formulé une proposition audacieuse : instaurer une heure de soutien scolaire quotidien pour les élèves en difficulté. Lors de son intervention sur RMC, il a souligné l’importance d’une telle mesure, inspirée par les pratiques des pays en tête de ce classement, notamment en Asie.

EN BREF

  • Charles Consigny propose une heure de soutien scolaire pour les élèves en difficulté.
  • Cette initiative vise à imiter les pratiques des pays performants au classement Pisa.
  • La France souffre d’un manque de présence enseignante et d’absentéisme scolaire.

Lors de son intervention ce mercredi 9 septembre 2026, Consigny a critiqué le système éducatif français en affirmant : « Comment font les pays en haut du classement Pisa, notamment les Asiatiques ? » Il a expliqué que ces pays, au-delà de leurs examens rigoureux, ont recours à un soutien scolaire privé largement accessible. Il a observé que les parents d’élèves issus de milieux favorisés ont souvent les moyens de financer ce type de soutien, laissant les élèves en difficulté sans aide adéquate.

À cet égard, Consigny a proposé d’introduire des heures d’études dès l’école primaire pour les élèves ayant des lacunes, rappelant que beaucoup d’enfants arrivent au collège sans maîtriser la lecture. Il a insisté sur le fait que bien que cette initiative pourrait être considérée comme illégale, il est nécessaire de réformer les règles en vigueur. « C’est interdit parce qu’on n’a pas le droit de travailler en dehors des heures de cours, mais il faut changer ça », a-t-il déclaré sur le plateau d’Apolline Matin.

Comparaison avec d’autres pays

Consigny a également mis en avant le modèle éducatif de pays comme le Royaume-Uni, classé 8e dans le classement Pisa, où les professeurs consacrent un temps significatif aux élèves en dehors des cours. La situation en Allemagne, classée 23e, est similaire, avec des obligations pour les enseignants de remplacer leurs collègues absents. Il a posé la question : pourquoi une telle initiative ne peut-elle pas être mise en place en France ?

Il a noté qu’au cours de l’année scolaire 2024-2025, environ 10 % des heures de cours n’ont pas été assurées à cause de l’absentéisme et du manque de remplacements. Cette situation crée une démobilisation générale parmi les enseignants et les élèves. « On a connu une démobilisation générale, tout le monde s’est mis en boule et a commencé à se montrer hostile au travail », a-t-il déploré.

Un appel à l’action

En évoquant son propre parcours scolaire, Consigny a partagé une anecdote personnelle. « J’étais nul en maths au lycée, une prof nous a pris à part avec les élèves les plus nuls et elle a fait remonter le niveau », a-t-il raconté. Il a ainsi mis en lumière l’importance d’un enseignement individualisé et du soutien adapté pour les élèves en difficulté. Il a conclu en proposant de rémunérer les heures supplémentaires nécessaires pour que les enseignants puissent fournir ce soutien vital.

Cette proposition de Consigny soulève des questions cruciales sur l’avenir de l’éducation en France et la nécessité de réformes pour améliorer le niveau des élèves et leur réussite scolaire. Alors que le pays fait face à des défis importants, l’idée d’un soutien scolaire systématique pourrait représenter une étape significative vers la reconquête des positions perdues dans les classements internationaux.