Chloé Jouannet réalise son premier long-métrage familial, « Allez ma fille »

Chloé Jouannet, jeune réalisatrice de 28 ans, fait ses débuts derrière la caméra avec son premier long-métrage intitulé Allez ma fille. Ce film familial, tourné avec des membres de sa propre famille, aborde des thèmes profonds tels que la transmission et l’identité au sein du cinéma français contemporain.

EN BREF

  • Chloé Jouannet signe son premier film, Allez ma fille, avec sa famille.
  • Le tournage a débuté le 19 mars et se poursuivra jusqu’au 30 avril.
  • Le film suit l’histoire de Jade, une adolescente en quête de confiance.

Fille d’Alexandra Lamy et de Thomas Jouannet, Chloé s’affirme dans le paysage cinématographique français après avoir joué dans des productions comme Touchées et Banlieusards 3. Avec Allez ma fille, elle franchit une nouvelle étape en réunissant sa famille sur le plateau. Son père, ainsi que sa tante Audrey Lamy et sa demi-sœur Mado, font partie de la distribution, rendant ce projet profondément personnel.

Le film, dont le tournage a débuté le 19 mars et se prolongera jusqu’au 30 avril, raconte l’histoire de Jade, une adolescente de 17 ans passionnée de twirling. Coincée entre une entraîneuse déterminée à la victoire et un club en difficulté, elle doit surmonter ses doutes et ses incertitudes. Dans une interview accordée au Courrier du Pays de Retz, Chloé explique : « En crise de confiance, coincée entre Sylvie, sa coach obsédée par la victoire, et un club de twirling au bord de la fermeture ». À travers ce personnage, elle cherche à donner la voix à toute une génération en quête de repères.

La distribution, qui rassemble des membres de sa famille, témoigne d’un fort lien affectif et d’une dynamique de transmission. Alexandra Lamy, lors d’une apparition sur le plateau de C à vous, a exprimé sa fierté envers sa fille, soulignant que son succès est entièrement dû à son talent : « C’est génial et, vraiment, elle ne le doit qu’à elle parce que ce n’est pas toujours évident d’être fille de ». Cette affirmation résonne comme un écho à la lutte de Chloé pour s’imposer dans un milieu souvent marqué par des héritages lourds à porter.

Le projet Allez ma fille s’inscrit dans un courant plus large où de nombreuses jeunes femmes, souvent issues de familles d’artistes, revendiquent leur place tout en réinventant les traditions. Ce phénomène, mis en avant par le magazine dans une galerie dédiée, met en lumière des duos mère/fille emblématiques, tels que Vanessa Paradis et Lily-Rose Depp, ou encore Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni.

Ces héritières, exposées dès leur jeune âge à l’univers des célébrités, doivent naviguer entre leur désir d’indépendance et le regard du public. Vanessa Paradis a également évoqué cette question en parlant de sa fille, soulignant la force et la résilience de Lily-Rose face aux défis de la célébrité. La démarche de Chloé Jouannet, en tant que réalisatrice, s’intègre dans cette réflexion sur la filiation et la créativité, où chaque artiste cherche à tracer son propre chemin.

Avec Allez ma fille, Chloé Jouannet propose une œuvre qui va au-delà de la simple fiction. Ce film est un témoignage d’une époque où le talent individuel et l’énergie collective se conjuguent pour créer des récits authentiques. La dynamique familiale présente sur le plateau de tournage rappelle que le cinéma français est souvent une grande réunion de famille, où chacun contribue à écrire sa propre histoire.