Christophe Barthès, tout juste élu maire de Carcassonne, a rapidement suscité des réactions en prenant une mesure qui divise. Élu lors d’une triangulaire au second tour des élections municipales de 2026, il a annoncé son intention de rétablir la tranquillité en centre-ville par le biais d’un arrêté anti-mendicité.
EN BREF
- Christophe Barthès, élu maire de Carcassonne, prend un arrêté anti-mendicité.
- Il souhaite rétablir la tranquillité en centre-ville, un sujet controversé.
- Son adversaire, Alix Soler-Alcaraz, critique cette décision et appelle à l’écoute.
Les élections municipales de Carcassonne ont été marquées par une forte participation et une compétition serrée. Le Rassemblement national a remporté la mairie grâce à Christophe Barthès, qui a obtenu 40,40 % des voix. Ses concurrents, François Mourad et Alix Soler-Alcaraz, ont respectivement recueilli 30,84 % et 28,75 % des suffrages. Cette victoire est d’autant plus significative dans une ville célèbre pour son patrimoine historique, notamment sa citadelle et ses remparts.
Âgé de 59 ans et agriculteur de métier, Barthès a exprimé lors de son élection son souhait de donner une nouvelle direction à la ville. « Ce qui s’ouvre aujourd’hui n’est pas simplement le début d’un mandat, mais un changement de cap », a-t-il déclaré, soulignant le sentiment d’abandon ressenti par certains habitants face à la dégradation de leur environnement.
Dans la foulée de son élection, il a mis en œuvre une mesure qui ne laisse pas indifférent. L’arrêté qu’il a signé vise à prohiber la mendicité dans le centre-ville, qu’il qualifie de « trouble à l’ordre public ». Cette décision a été annoncée avec force sur ses réseaux sociaux, où il a partagé une vidéo de la signature de l’arrêté, entouré de ses collaborateurs. « Arrêter la mendicité en centre-ville, y en a assez ! » a-t-il martelé, faisant écho à son engagement de campagne.
Cette initiative a suscité des réactions vives, notamment de la part de son opposant Alix Soler-Alcaraz, qui a dénoncé une approche qu’il qualifie de « sale ». Sur ses réseaux sociaux, il a réagi en affirmant que « Aucune idée sale n’a jamais rendu une ville propre ». Soler-Alcaraz a plaidé pour une approche basée sur la cohésion et l’écoute, estimant que le rejet et la division ne pourraient qu’aggraver les problèmes existants.
Les enjeux de cette mesure dépassent la simple question de la mendicité. Ils touchent à des problématiques plus larges, telles que la gestion de l’espace public et la manière dont les villes accueillent les plus vulnérables. Barthès, en mettant en avant la sécurité et la tranquillité, semble promettre un tournant dans la politique locale, mais à quel prix pour l’inclusivité sociale ?
Ce premier acte de gouvernance pourrait bien définir les contours du mandat de l’élu RN. La ville de Carcassonne, avec ses défis sociopolitiques, observe attentivement les décisions qui seront prises dans les mois à venir. Dans un contexte où la gestion des ressources et des problèmes sociaux est cruciale, le choix de Barthès de privilégier une approche répressive pourrait avoir des conséquences à long terme sur le paysage politique local.
Alors que les tensions s’accumulent, la question demeure : quelles seront les répercussions de cette politique sur la vie quotidienne des Carcassonnais ? L’avenir dira si cette nouvelle direction choisie par Christophe Barthès sera synonyme de paix ou de division pour la ville.