Du 3 au 5 mars 2026, le tribunal de Soissons juge Christophe Ellul pour homicide involontaire suite à la découverte tragique du corps de sa compagne, Elisa Pilarski, enceinte de six mois. Les circonstances de ce drame, survenu en novembre 2019 dans la forêt de Retz, soulèvent de nombreuses questions, notamment quant à la responsabilité de son chien, Curtis.
EN BREF
- Christophe Ellul est jugé pour homicide involontaire après la mort d’Elisa Pilarski.
- Il nie la responsabilité de son chien et évoque une meute de chiens de chasse.
- Le procès se poursuit jusqu’au 5 mars 2026, avec des enjeux juridiques majeurs.
Le premier jour du procès a été marqué par des révélations glaçantes de Christophe Ellul, qui décrit la découverte du corps de sa compagne. Il a affirmé avoir d’abord cru qu’il s’agissait d’un tronc d’arbre avant de réaliser l’horreur de la situation. « J’ai pensé qu’elle s’était fait violer », a-t-il déclaré, visiblement ému.
Le 16 novembre 2019, c’est finalement le maître de Curtis qui a mis au jour le corps d’Elisa, retrouvée dans un fossé. Ellul a relaté les détails de cette journée tragique, expliquant qu’il avait aperçu des vêtements de sa compagne sur le sentier qu’ils empruntaient régulièrement pour promener leurs chiens. Il a également mentionné avoir croisé un cavalier de chasse qui n’avait pas vu Elisa.
Lors de son témoignage, Christophe Ellul a insisté sur le fait qu’une meute de chiens de chasse avait été présente au moment des faits, alléguant que cela pourrait être la cause de la mort d’Elisa. Selon lui, Curtis, son American Pitbull Terrier, ne doit pas être tenu responsable. « Avant que je voie Curtis, j’ai vu des chiens de chasse », a-t-il répété devant la présidente du tribunal.
La dernière conversation entre Ellul et sa compagne avant sa mort a également été évoquée. Elisa lui aurait expliqué qu’elle avait été mordue par des chiens, rendant difficile la gestion de Curtis. Or, les témoins présents ce jour-là ont affirmé que la chasse n’avait pas encore commencé à 13h46, alors que l’heure de décès d’Elisa est estimée à 13h30.
Les résultats des expertises scientifiques désignent Curtis comme l’animal ayant attaqué Elisa Pilarski. Face à ces accusations, Ellul a exprimé son désarroi : « Si Curtis est coupable, piquez-le, mais donnez-moi les preuves », a-t-il lancé, en appelant le tribunal à fournir des éléments tangibles.
Ce procès, qui se déroule sur trois jours, est crucial non seulement pour Christophe Ellul, qui risque jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende, mais aussi pour Curtis. Si Ellul est reconnu coupable, son chien pourrait également être euthanasié, un sort tragique qui ajouterait une dimension supplémentaire à cette affaire déjà douloureuse.
Le verdict et les décisions des jurés seront cruciaux pour les proches d’Elisa Pilarski, ainsi que pour la communauté, qui suit ce procès avec une attention particulière. Les débats se poursuivent jusqu’au 5 mars, et les enjeux sont plus que jamais présents.