Le député du Lot, Christophe Proença, s’inquiète de la décision prise par la Direction départementale des Finances publiques, qui prévoit la suppression progressive du paiement par chèque pour les impôts et les factures locales d’ici 2027-2028. Cette annonce, bien que moins médiatisée que d’autres événements récents, suscite de vives inquiétudes au sein des petites communes et des populations rurales.
EN BREF
- Suppression du chèque pour les paiements locaux prévue d’ici 2027-2028.
- Christophe Proença appelle à prendre en compte les difficultés des petites communes.
- Le député dénonce un éloignement des services publics face à la dématérialisation.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de réformes administratives, où la suppression du Service de gestion comptable de Saint-Céré est également à l’ordre du jour. Pour M. Proença, ces changements sont préoccupants, car ils pourraient pénaliser les habitants des zones rurales, qui sont souvent déjà confrontés à des difficultés d’accès aux services publics.
« D’un côté, on veut supprimer le Service de gestion comptable de Saint-Céré. De l’autre, on supprime progressivement le paiement par chèque, sans mesurer les conséquences concrètes de ces décisions », a-t-il déclaré. Cette logique, selon lui, ignore les réalités du quotidien pour de nombreuses personnes vivant dans des communes où les alternatives au chèque sont limitées.
Le chèque est encore largement utilisé dans les petites communes. Par exemple, pour la location d’une salle des fêtes, le paiement par chèque reste la norme. La gestion d’un chèque de caution est également courante. La solution proposée par les autorités, à savoir le prélèvement des sommes et la restitution des cautions, pose un problème pour ceux qui n’ont pas les moyens d’avancer ces frais.
« Certains ont des fins de mois difficiles. Une fois de plus, on transfère la charge de mettre en place de nouveaux moyens techniques sur les élus locaux et les secrétaires de mairie », a souligné M. Proença, qui reçoit quotidiennement des citoyens en difficulté avec les démarches administratives. Dans un département rural comme le Lot, où une partie de la population est âgée et peu familiarisée avec les outils numériques, ces changements risquent d’aggraver l’isolement.
Le député dénonce également une tendance bureaucratique qui, sous couvert de modernité, sacrifie la proximité et la simplicité au profit de l’efficacité numérique. « À force de vouloir tout dématérialiser, on complique la vie des Français et on reporte les contraintes sur les communes », a-t-il ajouté, soulignant que le chèque reste un moyen de paiement légal et que sa suppression ne devrait pas être décidée unilatéralement.
« Je demande à la Direction des Finances publiques du Lot de revoir sa copie », a-t-il conclu, appelant à une prise de conscience sur les impacts de ces décisions sur la vie quotidienne des citoyens.
Alors que la transition vers des méthodes de paiement plus modernes semble inévitable, il est crucial de s’assurer que ces changements ne laissent pas de côté les plus vulnérables. Les élus locaux doivent être soutenus dans leur mission de maintenir un service public accessible à tous, indépendamment des évolutions technologiques.