Un événement marquant a secoué le monde du football récemment : cinq joueuses de l’équipe nationale féminine d’Iran ont réussi à obtenir l’asile en Australie. Cette décision fait suite à des accusations de « trahison » à leur encontre, après leur refus de chanter l’hymne national lors d’un match de la Coupe d’Asie. Les autorités iraniennes avaient menacé de représailles pour ces actes symboliques de désobéissance.
EN BREF
- Cinq footballeuses iraniennes se sont échappées pour demander l’asile en Australie.
- Elles avaient été surveillées par des autorités iraniennes durant leur séjour.
- Leur fuite a été facilitée par des discussions secrètes avec la police australienne.
Ce mardi 10 mars, le ministre de l’Intérieur australien, Tony Burke, a annoncé que l’asile avait été accordé en raison des risques de persécution encourus par les joueuses si elles retournaient en Iran. Les circonstances entourant leur évasion, qui a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, laissent entrevoir un plan bien orchestré. Les footballeuses, dont la capitaine Zahra Ghanbari, ont quitté leur hôtel à Gold Coast et ont été escortées vers un lieu sûr par les autorités australiennes.
D’après les rapports, la situation des joueuses était précaire. Elles étaient constamment sous surveillance d’une équipe iranienne, et leur liberté de mouvement était limitée. Les médias, y compris la BBC, ont révélé que plusieurs jours de discussions secrètes avaient eu lieu avec les athlètes avant leur évasion. Un officier de police s’était infiltré dans leur groupe pour leur offrir des possibilités d’échapper à la surveillance.
Le récit de leur fuite, rapporté par le média australien ABC, décrit comment elles ont réussi à regagner discrètement leur chambre, échappant à leurs gardiens. Après cela, elles ont rencontré une agente des services de l’immigration, Naghmeh Danai, qui leur a expliqué les démarches à suivre pour obtenir l’asile. Dans un témoignage poignant, elle a décrit l’angoisse des joueuses, préoccupées par leurs familles restées en Iran et par leur avenir incertain.
« Elles voulaient rester, mais elles craignaient les conséquences », a déclaré Naghmeh Danai. Les joueuses posaient des questions cruciales sur leur capacité à travailler en Australie et sur les défis liés à la barrière de la langue. Cela illustre bien le climat de peur et d’incertitude qui les entourait, renforcé par un sentiment d’être « lavées de cerveau » pour les convaincre de retourner en Iran.
Peu après leur évasion, les gardiens iraniens ont tenté de les rattraper dans les couloirs de l’hôtel, mais en vain. Des témoins ont rapporté des scènes de tension, avec des gardiens frappant à la porte et paniquant face à ce qu’ils percevaient comme un échec de leur mission.
Alors que les autres membres de l’équipe iranienne de football doivent quitter l’Australie pour Kuala Lumpur, des manifestations ont eu lieu à l’aéroport de Sydney. Les manifestants ont exprimé leur solidarité envers les footballeuses et ont appelé les autorités à protéger les autres membres de l’équipe. Les médias locaux ont décrit des scènes chaotiques, avec des personnes demandant à la police de les aider.
Cette affaire met en lumière non seulement les défis auxquels les sportives iraniennes sont confrontées dans leur pays, mais aussi le rôle que peut jouer un pays comme l’Australie en offrant un refuge temporaire. Alors que l’équipe iranienne continue son parcours, l’avenir des cinq footballeuses désormais en sécurité en Australie soulève des questions sur la liberté d’expression et les droits humains.