À 29 ans, Clara, diététicienne salariée dans une clinique privée à Toulon, perçoit un salaire mensuel de 1 920 € nets. Célibataire et sans enfant, elle vit dans un appartement de deux pièces à quelques minutes du port. Pourtant, son budget mensuel pourrait surprendre ceux qui pensent que les professionnels de santé vivent confortablement. Cet article explore la répartition de ses revenus et ses choix de vie.
EN BREF
- Clara gagne 1 920 € nets par mois en tant que diététicienne à Toulon.
- Ses dépenses fixes représentent près de 47 % de son salaire.
- Elle épargne 300 € par mois malgré un budget serré et des dépenses élevées.
Employée en CDI depuis trois ans dans une clinique spécialisée en rééducation, Clara travaille 35 heures par semaine, du lundi au vendredi. Son salaire fixe, bien qu’un peu supérieur à celui des hôpitaux publics, reste modeste pour un diplôme de niveau bac +3 dans le secteur de la santé. Sa rémunération ne comprend pas de primes régulières ni de treizième mois, à l’exception d’une prime annuelle d’intéressement, variant entre 300 et 500 €, qu’elle préfère épargner.
En matière de dépenses, le logement constitue son premier poste de dépenses. Son T2 de 38 m² dans le quartier du Mourillon lui coûte 680 € par mois, charges comprises, un loyer jugé raisonnable dans une ville où les prix immobiliers ont fortement augmenté. Clara souligne qu’elle a choisi cet appartement pour la chambre séparée, évitant ainsi les studios plus petits au même prix.
Les charges mensuelles s’ajoutent à son loyer, avec une assurance habitation à 18 €, des frais d’électricité à 72 €, et une taxe d’habitation sur les ordures ménagères qui représente 32 €. Côté télécommunications, elle dispose d’un forfait mobile à 12 € et d’un abonnement internet à 20 €. Sa mutuelle complémentaire coûte 38 € après prise en charge par sa clinique, et elle verse 8 € à un syndicat professionnel. Au total, ses dépenses fixes s’élèvent à 896,98 €, soit environ 47 % de son salaire.
Contrairement aux stéréotypes, Clara ne dépense pas moins en alimentation. Son budget mensuel pour les courses est de 320 €. Elle privilégie des aliments frais et de qualité, affirmant que « manger bien n’est pas synonyme de manger moins cher ». Ses courses se font principalement chez Lidl et au marché local, où les fruits et légumes de saison représentent 90 € par mois. De plus, elle consomme du poisson frais deux fois par semaine, ce qui alourdit son budget alimentaire.
En ce qui concerne les sorties, Clara s’accorde un dîner au restaurant par mois pour 25 € et quelques verres en terrasse pour un total de 30 €. Ses dépenses en loisirs et achats de vêtements sont limitées à 40 € par mois, avec une préférence pour la seconde main. Ses loisirs, incluant des livres et un abonnement de yoga, lui coûtent 45 € par mois. En vue de ses vacances, elle met de côté 80 € chaque mois.
Finalement, ses dépenses variables totalisent 581 €. En calculant, Clara se retrouve avec 442 € à la fin du mois. Elle place systématiquement 200 € sur un Livret A, tout en gardant 100 € sur une assurance-vie. Le reste constitue son matelas de sécurité mensuel, un montant qu’elle réserve pour d’éventuels imprévus.
Clara admet que, bien que son taux d’épargne de 15,6 % soit au-dessus de la moyenne française, cela repose sur un mode de vie frugal, sans crédit en cours ni dépenses superflues. Elle a pour objectif d’atteindre 12 000 € sur son Livret A dans les 18 mois, afin de constituer un fonds de sécurité. Par la suite, elle envisage de suivre une formation en micronutrition pour diversifier son activité professionnelle. Elle espère ainsi augmenter ses revenus à 2 500 à 3 000 € nets en cas de passage en libéral.
Malgré son salaire modeste dans une ville balnéaire où le coût de la vie est élevé, Clara reste positive. Elle apprécie son mode de vie et son cadre de travail, mais elle ne peut s’empêcher de constater l’écart entre son revenu et celui d’autres professionnels de santé.