Colère à Aubagne face à la fin de la gratuité des transports en commun

La Métropole Aix-Marseille a décidé de mettre un terme à la gratuité des transports en commun, une mesure qui avait été en vigueur pour les enfants de moins de 11 ans et les seniors de plus de 65 ans à Marseille, mais qui touchait particulièrement Aubagne et 12 communes environnantes. Cette décision a suscité de vives réactions parmi les usagers, qui craignent des conséquences financières graves.

EN BREF

  • Fin de la gratuité des transports à Aubagne, touchant 100.000 habitants.
  • Justification budgétaire : 53 millions d’euros nécessaires pour la Métropole.
  • Manifestations prévues pour défendre les usagers vulnérables.

Depuis un an, les transports en commun à Aubagne étaient totalement gratuits, offrant un soulagement à de nombreux usagers, mais cette situation est sur le point de changer. Le président de la Métropole Aix-Marseille a annoncé que cette mesure ne pouvait plus être maintenue, affirmant qu’il fallait trouver 53 millions d’euros pour équilibrer le budget. Cette décision a provoqué une onde de choc au sein de la population.

Fabienne, une habitante d’Aubagne, a exprimé son indignation : “Je suis arrivée avec la gratuité, et maintenant nous régressons. D’autres villes, comme Valenciennes, instaurent la gratuité, tandis que nous allons à contre-courant.” Son inquiétude est partagée par de nombreux usagers, qui voient cette mesure comme une régression sociale. Effectivement, la métropole de Valenciennes a récemment annoncé que les transports seraient gratuits pendant trois mois, illustrant ainsi un contraste frappant avec la situation à Aubagne.

D’autres citoyens, comme Véronique et Babeth, aides à domicile, soulignent les répercussions directes sur leur quotidien. “Cela va impacter nos salaires, et nous devenons pauvres à la longue. Avec des bas salaires, nous ne nous en sortons plus”, a déclaré Véronique. Babeth a renchéri : “C’est vraiment une mauvaise décision qui nous met au plus mal.”

La décision de supprimer la gratuité des transports devrait permettre à la Métropole d’économiser 15 millions d’euros, une estimation contestée par le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, qui remet en question la viabilité de cette solution. Le maire a clairement indiqué qu’il se battrait contre cette mesure en utilisant tous les leviers à sa disposition.

La situation est d’autant plus tendue que la question de la gratuité sera mise aux voix lors de la prochaine séance plénière du Conseil de la Métropole, prévue pour le 15 octobre prochain. Les usagers et les élus d’Aubagne s’organisent pour faire entendre leur voix et s’opposer à une décision qu’ils considèrent injuste.

En attendant, le mécontentement grandit parmi les usagers des transports en commun, qui craignent que cette mesure ne les plonge davantage dans la précarité. La lutte pour la gratuité des transports devient ainsi un thème central, non seulement à Aubagne, mais aussi dans d’autres collectivités où ce sujet est débattu.