À la fin du mois de février 2026, en observant mon jardin, j’ai fait un constat alarmant : la présence envahissante du plastique. Pots fendus, barquettes de semis, et films de paillage décolorés s’accumulaient, transformant mon espace vert en un véritable dépotoir. Cette situation m’a poussée à agir pour parvenir à un jardin sans plastique, en adoptant des alternatives durables et en évitant de jeter quoi que ce soit inutilement.
EN BREF
- Transition vers un jardin sans plastique en remplaçant les objets usés.
- Utilisation de terreau maison à partir de compost et matériaux locaux.
- Adoption de méthodes de paillage et d’arrosage respectueuses de l’environnement.
Le premier chantier a été de remplacer les contenants en plastique. J’ai décidé d’abandonner les godets jetables pour des pots en terre cuite et des caissettes en bois de récupération. Ce choix, en plus d’être esthétique, a des avantages pratiques : la terre cuite permet une meilleure circulation de l’air et limite le pourrissement des racines. Pour les semis, j’ai opté pour une presse-motte qui, une fois utilisée, va directement au compost.
Ensuite, j’ai revisité ma manière de me procurer du terreau. Acheter des mélanges souvent de qualité inférieure et conditionnés dans du plastique semblait absurde. J’ai donc créé mon propre terreau maison à partir de 50 % de compost mûr, 30 % de terre de jardin et 20 % de matière drainante. Le tout est tamisé pour assurer une consistance parfaite pour les semis.
Concernant les bâches noires, j’ai remplacé ces dernières par du carton brun, posé directement sur le sol. Ce matériau naturel, exempt d’encres brillantes et de scotch, a l’avantage de bloquer la lumière tout en nourrissant le sol en se décomposant. Par-dessus, j’applique un épais paillage de foin, de paille ou de feuilles mortes, assurant ainsi l’humidité et la fertilité du sol.
Dans un souci d’économie d’eau, j’ai enterré des ollas en terre cuite près des cultures les plus gourmandes. Ces dispositifs permettent de diffuser l’humidité lentement, réduisant ainsi les besoins en eau de 70 % par rapport à un arrosage classique. En enrichissant chaque année le sol avec du compost et du BRF, j’ai constaté que la terre retient jusqu’à trois fois plus d’eau. De simples citernes en béton servent également à stocker l’eau de pluie.
Pour nourrir les oiseaux tout en restant fidèle à ma démarche zéro plastique, je me suis inspirée des recommandations de la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB). En hiver, les oiseaux nécessitent plus d’énergie pour se réchauffer, mais la rareté de leur nourriture naturelle complique leur survie. J’ai commencé à mettre à leur disposition des restes de cuisine tels que du fromage râpé, des fruits abîmés ou des flocons d’avoine secs. Toutefois, j’évite les aliments potentiellement nocifs, comme la graisse de cuisson, qui peut se coller à leurs plumes et les rendre vulnérables.
Cette approche écoresponsable, au-delà de supprimer le plastique, m’a permis de redécouvrir les joies simples du jardinage. En intégrant des solutions durables, j’ai non seulement assaini mon jardin, mais j’y ai également instauré un écosystème régénérateur et nourrissant, tant pour les plantes que pour la faune. En faisant le choix d’un jardin sans plastique, je participe activement à la préservation de notre environnement.