Danièle Obono accuse le gouvernement de responsabilité dans la mort de Quentin Deranque

Le samedi 21 février, la députée insoumise Danièle Obono a exprimé des préoccupations majeures concernant la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite décédé après une rixe à Lyon. Dans une interview accordée à France Info, Mme Obono a mis en avant la responsabilité du gouvernement, soulignant son incapacité à garantir la sécurité dans la ville, particulièrement face à la montée des tensions entre groupes d’extrême droite et antifascistes.

EN BREF

  • Quentin Deranque, militant d’extrême droite, est décédé le 14 février après une rixe.
  • Danièle Obono accuse le gouvernement de négligence en matière de sécurité.
  • Une marche en hommage à Deranque a eu lieu à Lyon le 21 février.

La marche en hommage à Quentin Deranque, organisée par la militante anti-IVG Aliette Espieux, s’est tenue sous haute tension à Lyon. Agé de 23 ans, Quentin a succombé à ses blessures suite à des violences infligées lors d’une confrontation entre militants identitaires et antifascistes, survenue lors d’une conférence à Sciences Po Lyon. Cette situation a conduit à la mise en examen de sept personnes, dont l’assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, pour homicide involontaire.

Au cours de son intervention, Danièle Obono a été claire sur les implications de la gestion sécuritaire par le gouvernement. Elle a insisté sur le fait que le ministère de l’Intérieur n’avait pas réussi à assurer la sécurité publique à Lyon, une ville où des groupuscules d’extrême droite, tels que ceux qui se rassemblent de toute la France et d’Europe, ont été signalés comme étant à l’origine de violences. « Ces actions sèment la terreur parmi la population », a-t-elle affirmé, soulignant l’absence d’une réponse appropriée de l’État face à ces provocations.

La députée a également rejeté toute responsabilité pénale qui pourrait être attribuée à la France insoumise dans cette affaire. Pour elle, la responsabilité politique de la mort de Quentin Deranque repose uniquement sur le gouvernement. Elle a rappelé que celui-ci était informé des risques de perturbation liés à la présence du groupuscule d’extrême droite, Némésis, qui avait prévu d’interrompre l’intervention de Rima Hassan, eurodéputée insoumise, à Sciences Po Lyon.

Les tensions entre ces groupes sont illustratives d’un climat de violence qui s’est intensifié ces dernières années. La marche en hommage à Quentin Deranque, bien que prévue pour rendre hommage à la mémoire d’un jeune homme perdu, s’est transformée en un point focal pour les débats sur la sécurité publique et la montée de l’extrémisme.

La situation à Lyon et la mort tragique de Quentin Deranque soulèvent des questions cruciales sur la responsabilité des autorités et leur capacité à protéger tous les citoyens. Les propos de Danièle Obono rappellent que la sécurité publique ne peut être prise à la légère et que des mesures doivent être mises en place pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.