David Amiel : portrait du plus jeune ministre des Comptes publics du gouvernement français

David Amiel, élu Renaissance et proche d’Emmanuel Macron, a été nommé ministre des Comptes publics le 22 février 2026. À seulement 33 ans, il succède à Amélie de Montchalin, qui devient présidente de la Cour des comptes. Ancien ministre délégué de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Amiel se voit confier la délicate mission de préparer le dernier budget du second quinquennat de son mentor, Emmanuel Macron.

EN BREF

  • David Amiel, 33 ans, nommé ministre des Comptes publics.
  • Ancien ministre délégué de la Fonction publique, il a un parcours scolaire d’élite.
  • Il devra gérer le dernier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron.

David Amiel s’inscrit dans la lignée des jeunes dirigeants politiques qui ont émergé avec l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Son parcours est marqué par une ascension rapide, ayant étudié dans des établissements prestigieux tels que Louis-le-Grand, l’École normale supérieure et Princeton. Il a commencé sa carrière politique en tant que stagiaire à Bercy, alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, avant de devenir l’un des collaborateurs les plus proches de la présidence.

En 2019, après avoir quitté l’Élysée, Amiel a coécrit un essai sur le macronisme, illustrant sa réflexion sur la politique économique et l’innovation. Cette même année, il se lance dans la campagne municipale à Paris aux côtés de Benjamin Griveaux, mais leur tentative de conquête s’est soldée par un échec retentissant, suite à des scandales impliquant le candidat.

Malgré ces revers, David Amiel a poursuivi sa carrière politique, devenant député à 29 ans, un poste qu’il a occupé de 2022 à 2025. Son expérience à l’Assemblée nationale inclut une participation active à la Commission des Finances, où il a su développer des compétences reconnues en matière de négociation. Un de ses projets marquants a été la proposition de loi adoptée en janvier 2026, visant à modifier certains critères de logement pour les agents publics.

Amiel a été décrit par ses pairs comme un « vrai connaisseur des finances publiques », avec une forte capacité à travailler en équipe et à négocier, notamment sur des projets de loi complexes. Philippe Brun, député socialiste, souligne ses compétences tout en notant son orientation libérale, notamment sa contribution à la suppression de la taxe d’habitation en 2017, une mesure qui a eu des répercussions sur les finances publiques.

Luc Farré, secrétaire général de l’Unsa fonction publique, évoque également son dynamisme et sa volonté de réussir dans ses fonctions, tout en alertant sur certains sujets abordés qui pourraient avoir des conséquences négatives pour les droits des agents publics. Ce mélange d’enthousiasme et de critique reflète la complexité des enjeux auxquels David Amiel devra faire face en tant que ministre des Comptes publics.

À un moment où les enjeux budgétaires et la gestion des finances publiques sont cruciaux pour l’avenir du pays, David Amiel se retrouve à la croisée des chemins, avec une responsabilité immense. Son parcours exemplaire et ses compétences reconnues pourraient lui permettre de naviguer efficacement dans cet environnement complexe, tout en restant fidèle à la vision d’Emmanuel Macron.

La nomination de David Amiel comme ministre des Comptes publics marque un tournant dans sa carrière, et il sera intéressant de suivre l’évolution de ses actions et de ses décisions dans les mois à venir. Ce jeune ministre devra faire preuve de détermination et de clairvoyance pour réussir à gérer les défis budgétaires qui se présentent à lui.