Le monde de la musique électro est en deuil après la disparition de Kavinsky, de son vrai nom Vincent Belorgey, à l’âge de 50 ans. Ce mardi 28 juillet, l’artiste a été retrouvé sans vie à son domicile parisien, laissant derrière lui une carrière marquée par des succès retentissants, notamment son titre emblématique, Nightcall.
EN BREF
- Kavinsky est décédé le 28 juillet 2026 à 50 ans, probablement d’un AVC.
- Il avait connu le succès grâce à des titres comme Nightcall et Roadgame.
- L’artiste a avoué avoir dépensé la majorité de ses gains dans des objets de collection et des voitures.
Le rapport du parquet de Paris indique qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de son décès. Selon des sources policières, Kavinsky souffrait de violents maux de tête, ce qui a conduit à privilégier la piste d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Aucun élément suspect n’a été trouvé par les services d’urgence sur les lieux.
Adulé par ses pairs et le grand public, Kavinsky a connu une ascension fulgurante dans le milieu de la musique électronique. Son succès avec Nightcall, bande-son du film Drive sorti en 2011, a transformé sa carrière. « C’est génial tout ce qui m’est arrivé avec ce titre », avait-il confié dans une interview accordée à Numéro en juin 2025. Ce titre a permis à de nombreux auditeurs, jusqu’alors éloignés de la musique électronique, de découvrir son univers musical.
En 2013, il a encore frappé fort avec Roadgame, élargissant son audience et ses revenus grâce aux droits d’auteur perçus pour l’utilisation de ses morceaux dans diverses publicités. Pourtant, malgré ces gains considérables, Kavinsky a avoué ne pas avoir su gérer son argent. « Je suis quelqu’un qui gère très mal son argent. Du coup, je n’ai pas gardé beaucoup de ce que j’ai gagné », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait dépensé une grande partie de ses gains dans des objets de collection issus de la culture populaire.
Parmi ses achats, il a mentionné des pièces emblématiques, notamment des « vrais Gizmo et Gremlins d’époque », ainsi que des produits dérivés de films cultes comme Les Dents de la mer et Retour vers le futur. Kavinsky a également investi dans des voitures de luxe, qu’il a par la suite revendues, témoignant ainsi de ses choix de dépenses atypiques.
Avant de devenir une figure emblématique de la French Touch, Kavinsky avait connu un parcours semé d’embûches. « J’ai exercé énormément de petits boulots avant de percer », avait-il partagé dans l’interview. Il avait notamment pratiqué le rugby pendant dix ans et travaillé dans divers secteurs, y compris comme livreur de pizzas et vendeur pour la marque Sergio Tacchini. Ces expériences, bien qu’éloignées de sa passion pour la musique, ont sans doute contribué à forger sa personnalité et sa créativité.
Le décès de Kavinsky a suscité une vague d’émotion au sein de la communauté musicale. Les hommages affluent et témoignent de l’impact qu’il a eu sur la scène électro française et internationale. Son héritage musical perdurera à travers ses compositions, qui continueront d’inspirer de futurs artistes.
Ce mardi, les fans de Kavinsky se souviennent non seulement de l’artiste talentueux qu’il était mais aussi de l’homme qui, malgré ses succès, a gardé une relation unique avec l’argent et les biens matériels.