Le monde scientifique est en émoi depuis le décès de Leo Schilperoord, un ornithologue néerlandais de 70 ans, qui pourrait être le patient zéro d’une épidémie d’hantavirus sur le bateau de croisière MV Hondius. Ce tragique événement a déjà causé au moins trois morts, suscitant une enquête approfondie sur les origines de cette infection virale.
EN BREF
- Leo Schilperoord décède le 11 avril, suspecté d’être le patient zéro de l’épidémie.
- Son épouse, Mirjam Schilperoord-Huisman, décède également après avoir contracté le virus.
- Au moins trois morts et six cas confirmés d’hantavirus parmi les passagers du navire.
Les événements tragiques ont débuté le 6 avril, lorsque Leo Schilperoord a présenté les premiers symptômes de l’hantavirus : fièvre, maux de tête et légère diarrhée. Son état s’est rapidement détérioré, et il est décédé le 11 avril. Son corps, ainsi que celui de son épouse, a été débarqué le 24 avril à Sainte-Hélène, au Royaume-Uni. Mirjam, âgée de 69 ans, avait également montré des symptômes et a été transportée d’urgence à Johannesburg avant de décéder le lendemain. Son infection a été confirmée le 4 mai.
Originaire de Haulerwijk, un petit village néerlandais, Leo et Mirjam Schilperoord étaient tous deux des passionnés d’ornithologie. Ils avaient coécrit une étude sur l’oie à bec court en 1984. Leur passion pour les oiseaux les avait conduits en Argentine, où ils avaient visité une déchetterie à Ushuaia pour observer le caracara à gorge blanche, une espèce rare. Selon les autorités argentines, c’est probablement à cet endroit que Leo a contracté le virus.
Un avis de décès publié par une association de quartier témoigne de la consternation de la communauté. « Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de nos voisins lors de leur voyage de retour après une tournée en Amérique du Sud. Leur décès survenu à si peu d’intervalle nous touche profondément », indique le texte.
En plus de Leo et Mirjam Schilperoord, une troisième personne, également passagère du MV Hondius, a succombé à cette infection. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé ce dimanche 10 mai un total de six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects. Le bateau a été évacué le même jour, après avoir été autorisé à mouiller au large de Tenerife.
Cette situation dramatique soulève des questions sur la transmission de l’hantavirus et la sécurité des croisières. Les experts de la santé publique surveillent de près l’évolution de cette épidémie, en espérant que les investigations permettront d’identifier les sources de contamination et de protéger les futurs passagers des navires.
Alors que le monde se remet encore des effets de la pandémie de COVID-19, cette nouvelle épidémie rappelle à quel point la vigilance est essentielle face à la propagation des maladies infectieuses. Les autorités sanitaires devront agir rapidement pour contenir cette situation et protéger la santé publique.