À l’approche de la déclaration des revenus pour l’année 2025, de nombreux épargnants se sentent rassurés en voyant leurs formulaires préremplis. Ils possèdent généralement une ou plusieurs assurances-vie, un PEA ou parfois un compte-titres, et pensent que le fisc a pris en compte l’ensemble de leurs placements. Cependant, il est crucial de comprendre que les règles fiscales peuvent varier en fonction de l’enveloppe choisie, de l’âge des contrats et des opérations réalisées durant l’année.
EN BREF
- Les changements fiscaux de 2026 impactent les prélèvements sociaux sur les placements.
- Les gains d’assurance-vie et de PEA ne sont pas imposables sans rachat.
- Les comptes-titres impliquent des obligations de déclaration spécifiques.
Depuis le 1er janvier 2026, le taux des prélèvements sociaux a été porté à 18,6 %, ce qui alourdit la fiscalité de plusieurs placements financiers. À titre de comparaison, l’assurance-vie demeure soumise à un taux réduit de 17,2 %. Ce qui doit être déclaré ne se limite pas seulement au type de support, mais dépend également des actions réalisées durant l’année 2025, telles que les retraits, les dividendes perçus ou encore les plus-values réalisées.
Pour les produits d’assurance-vie, la règle est simple : si aucun rachat n’a été effectué en 2025, aucune déclaration n’est nécessaire en 2026. Les intérêts conservés dans le contrat ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu et continuent de fructifier à l’abri de la fiscalité. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont appliqués automatiquement chaque année par l’assureur sur les intérêts crédités, sans que l’épargnant ait à remplir une déclaration.
Le même principe s’applique au PEA : tant qu’aucun retrait n’est effectué, les gains restent dans l’enveloppe et ne sont pas inclus dans le revenu imposable. Pour les comptes-titres ouverts dans une banque française, comme Boursorama, Fortuneo ou Saxo Banque, l’établissement transmet directement l’Imprimé Fiscal Unique (IFU), qui contient généralement les montants de dividendes et de plus-values déjà intégrés dans la déclaration à vérifier.
En cas de rachat sur une assurance-vie en 2025, les montants apparaissent sur l’IFU. Pour un contrat de moins de huit ans, les gains imposables doivent être déclarés en case 2ZZ, soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux). Si la tranche marginale d’imposition est inférieure à 12,8 %, il est possible d’opter pour le barème via la case 2OP. Au-delà de huit ans, les gains provenant de versements effectués après le 27 septembre 2017 bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple. Ces gains se répartissent ensuite entre la case 2VV à 7,5 % dans la limite de 150 000 euros de versements nets, et la case 2WW à 12,8 % au-delà.
Pour le PEA, un retrait avant le cinquième anniversaire entraîne la clôture du plan et l’imposition de tous les gains réalisés depuis son ouverture au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Les montants indiqués sur l’IFU doivent être reportés, le cas échéant, en case 3VT, sauf pour certains cas d’exonération d’impôt, tels que licenciement ou invalidité. Au-delà de cinq ans, les retraits partiels n’entraînent plus de clôture, les gains étant exonérés d’impôt sur le revenu, mais soumis aux prélèvements sociaux à 18,6 %, déjà prélevés à la source.
En ce qui concerne les comptes-titres détenus dans un établissement français, la banque fournit l’IFU, et la flat tax de 31,4 % est appliquée par défaut. Vous avez la possibilité de cocher la case 2OP pour opter pour le barème progressif. Si vous disposez d’un courtier étranger, ce dernier vous remet un document fiscal, mais il vous incombe de reporter les plus-values en case 3VG et les dividendes dans la déclaration. Notez qu’il est impératif de déclarer les comptes étrangers via le formulaire 3916-bis, avec une amende de 1 500 euros par compte omis.
Dans ce contexte fiscal en constante évolution, il est essentiel de rester informé et vigilant pour éviter des surprises désagréables lors de votre déclaration de revenus. Un suivi rigoureux de vos placements et une bonne compréhension des règles fiscales en vigueur sont primordiaux pour optimiser votre situation financière.