Déclaration d’impôt 2026 : une nouvelle case à remplir pour éviter des retards de remboursement

Pour de nombreux foyers, la déclaration d’impôt en ligne se résume souvent à quelques vérifications des cases préremplies. Cependant, en 2026, les choses se compliquent pour ceux bénéficiant du crédit d’impôt emploi à domicile. En effet, une nouvelle exigence s’ajoute au formulaire, augmentant le risque de retard ou même de blocage du remboursement.

EN BREF

  • À partir d’avril 2026, une nouvelle case dans la déclaration d’impôt concerne le crédit d’impôt emploi à domicile.
  • Les foyers doivent désormais préciser à qui ils ont versé leurs dépenses pour éviter des retards de remboursement.
  • Le coût du crédit d’impôt pour l’État a augmenté, atteignant plus de 7 milliards d’euros.

La campagne de déclaration des revenus 2025, relative aux impôts de 2026, débutera le 9 avril 2026. Actuellement, près de 4,7 millions de foyers bénéficient du crédit d’impôt pour les services à la personne, dont le coût a plus que doublé en quelques années, passant de 4 milliards à plus de 7 milliards d’euros. Cette nouvelle case pourrait peser lourd dans le processus de déclaration.

Le principe du crédit d’impôt demeure inchangé : l’administration fiscale rembourse 50 % des dépenses éligibles liées aux services à domicile, comme la garde d’enfants, le jardinage ou l’aide à domicile, dans le respect de plafonds annuels. La nouveauté réside dans un amendement à la loi de finances pour 2025, stipulant qu’une nouvelle rubrique doit être ajoutée à la déclaration. Cette dernière vise à préciser la nature de l’organisme ou de la personne qui a bénéficié des dépenses.

Les contribuables devront indiquer si les sommes versées concernent un particulier employeur, un organisme de services à la personne ou un mandataire. Cette exigence répond à un objectif : évaluer plus précisément l’impact de ces dispositifs. Dans les faits, cela se traduira par une nouvelle colonne à remplir dans l’annexe 2042-RICI.

Tous les foyers déclarant des dépenses d’emploi à domicile, que ce soit pour une femme de ménage, une garde d’enfants ou un jardinier, seront concernés. Chaque ménage devra désormais préciser la nature du recours et le bénéficiaire des sommes, qu’il s’agisse d’une personne salariée ou d’un organisme. Bien que certaines dépenses réglées via l’Urssaf ou le CESU apparaissent déjà dans la déclaration préremplie, la Direction générale des finances publiques insiste sur la nécessité de vérifier et de compléter ces informations.

Le total des sommes continuera d’être reporté dans la case 7DB du formulaire principal, mais chaque élément de la 2042-RICI devra mentionner le nom du salarié, de l’association ou de l’entreprise. En l’absence de ces précisions, le crédit d’impôt sera soumis à un examen plus rigoureux.

Les enjeux financiers restent considérables. Pour de nombreux foyers, les dépenses de services à la personne ouvrent droit à un crédit de 50 % dans la limite de 12 000 € par an, soit jusqu’à 6 000 € récupérés. Des majorations sont possibles, atteignant 15 000 € dans certains cas familiaux et 20 000 € en situation d’invalidité, ce qui peut représenter jusqu’à 10 000 € de crédit d’impôt.

Ce coût croissant a placé ce dispositif au cœur des débats budgétaires. Fin 2025, des membres de la gauche ont tenté de réduire son ampleur, tandis que la droite et l’extrême droite ont plaidé pour son maintien, mettant en avant la création d’emplois et la lutte contre le travail au noir. La nouvelle case vise donc à documenter plus précisément ces réalités, alors que la campagne de déclaration pour 2026 se prépare.