Ce mercredi 26 août, une région au nord du Népal, à la frontière avec le Tibet, a été frappée par des inondations massives qui ont causé des destructions considérables. Les torrents d’eau et de boue ont emporté sur leur passage ponts et habitations, laissant derrière eux un tableau de désolation. Les autorités népalaises ont rapporté au moins 162 victimes, tandis que la Chine a confirmé trois décès.
EN BREF
- Plus de 160 morts au Népal et des centaines de disparus des deux côtés de la frontière
- Une crue due à un effondrement de glacier a provoqué un séisme et des glissements de terrain
- Mobilisation des autorités pour rechercher les disparus et évaluer les dégâts
Jeudi, le département du tourisme népalais a indiqué que 468 personnes, dont 393 étrangers, étaient portées disparues. En parallèle, la Chine a annoncé que 558 individus manquaient à l’appel, incluant 260 étrangers. Ces chiffres alarmants témoignent de la gravité de la situation.
Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), les inondations ont été causées par un effondrement de glacier, dont la violence a également déclenché un séisme de magnitude 5,2 et provoqué plusieurs glissements de terrain. Des zones touristiques, notamment Syabrubesi, point de départ du célèbre trek du Langtang, ont été particulièrement touchées.
Des images diffusées par la police népalaise montrent des eaux déferlant dans une rivière, emportant des maisons. Les photographies de l’AFP montrent des habitations émergeant de la boue, ne laissant visible que le dernier étage, illustrant l’ampleur de la catastrophe.
Un enseignant népalais, Suman Chalise, a décrit la scène : « J’ai vu les eaux emporter huit ou neuf camions, ainsi que des maisons et des gens. C’était absolument déchirant. » Ses mots reflètent l’horreur d’une situation à laquelle il n’avait jamais été confronté auparavant.
Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shishir Khanal, a précisé qu’un tremblement de terre avait frappé la région vers 8 h 37 heure locale, entraînant une avalanche, qui a ensuite provoqué des crues soudaines. Cette chaîne d’événements a exacerbé la crise.
Face à cette tragédie, l’armée népalaise a déployé des hommes et des hélicoptères pour secourir les victimes. L’Autorité de gestion de l’électricité a signalé des dégâts sur plusieurs de ses installations, notamment des barrages et des centrales solaires, ainsi que des coupures d’électricité dans la région.
Le président chinois, Xi Jinping, a souligné l’importance de mobiliser tous les moyens nécessaires pour rechercher les disparus et soigner les blessés. Sa déclaration, rare en période de crise, souligne la gravité de la situation.
Les inondations et les glissements de terrain sont courants pendant la mousson d’été au Népal et dans toute l’Asie du Sud. En juillet 2025, un incident similaire près de Gyirong avait déjà causé la disparition de 17 personnes. Les scientifiques alertent sur le fait que le changement climatique intensifie la fréquence et la gravité de tels événements.
Alors que les efforts de secours se poursuivent, la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation. La solidarité et l’assistance seront essentielles pour surmonter cette catastrophe dévastatrice.