Le virus Shamonda, jusqu’à présent principalement observé chez des animaux d’élevage, a été détecté pour la première fois chez un être humain en France. Cette nouvelle inquiète les autorités sanitaires, d’autant plus qu’elle a conduit au décès d’un patient début octobre.
EN BREF
- Un homme immunodéprimé est décédé après avoir été infecté par le virus Shamonda.
- Le virus se propage principalement chez les bovins dans 52 départements en France.
- Aucune menace pour la population générale n’est signalée pour le moment.
Le patient, décédé dans un hôpital de Lyon, était atteint d’une maladie « très grave ». Selon la direction générale de la Santé, son infection serait survenue suite à une piqûre d’un moucheron porteur du virus. Cette transmission est considérée comme le mode classique de propagation du Shamonda. L’infectiologue Christophe Rapp a souligné le caractère exceptionnel de cette contamination, précisant que la victime n’avait aucun lien direct avec l’élevage ou des bovins.
Identifié au Nigeria dans les années 1960, le virus Shamonda appartient à la famille des orthobunyavirus. En France, il a émergé au printemps dernier, touchant des troupeaux bovins. Actuellement, les autorités sanitaires affirment qu’il n’y a aucun risque pour la population générale. Néanmoins, des investigations sont en cours pour déterminer l’origine de l’infection du premier patient humain et pour explorer les voies de transmission possibles.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que l’OMS était en contact avec les autorités françaises afin de recueillir des informations sur la situation. La surveillance des cas et des contacts est cruciale pour éviter une propagation plus large du virus.
En France, le virus est actif dans 52 départements auprès des bovins, mais il a également été détecté chez des ovins dans deux départements et des équins dans un autre. Les zoonoses, qui sont des maladies infectieuses transmises des animaux aux humains, ont connu une multiplication depuis plusieurs décennies. Selon les experts, environ 75 % des maladies infectieuses émergentes chez les humains proviennent d’animaux depuis les années 1940.
Face à cette situation, il est essentiel de rester vigilant et de suivre les recommandations des autorités sanitaires. La recherche sur le virus Shamonda et son impact sur la santé publique se poursuit, avec l’espoir de mieux comprendre ce pathogène et de limiter son impact sur les populations humaines.