Deux mineurs mis en examen pour un projet d’attentat dans le Nord

Le 20 fĂ©vrier 2026, deux adolescents ĂągĂ©s de 16 ans ont Ă©tĂ© interpellĂ©s dans le Nord de la France, rĂ©vĂ©lant ainsi une inquiĂ©tante tendance croissante de radicalisation parmi les jeunes. L’un d’eux, identifiĂ© comme le meneur prĂ©sumĂ©, a reconnu avoir envisagĂ© de mener une « action violente » ciblant potentiellement un centre commercial ou une salle de concert.

EN BREF

  • Deux mineurs interpellĂ©s pour un projet d’attentat dans le Nord de la France.
  • Un des adolescents a exprimĂ© une fascination pour le jihadisme.
  • Le phĂ©nomĂšne de radicalisation chez les jeunes est en forte augmentation.

Les deux jeunes ont Ă©tĂ© mis en examen vendredi par le parquet national antiterroriste (Pnat) Ă  Paris. Ils sont poursuivis pour « association de malfaiteurs en vue de la prĂ©paration de crimes d’atteintes aux personnes ». ConformĂ©ment aux rĂ©quisitions du Pnat, le meneur a Ă©tĂ© placĂ© en dĂ©tention provisoire, tandis que son coĂ©quipier a Ă©tĂ© soumis Ă  un contrĂŽle judiciaire.

Le Pnat a Ă©galement ouvert une information judiciaire, permettant ainsi Ă  un juge d’instruction d’approfondir les investigations. Le leader prĂ©sumĂ© a Ă©tĂ© dĂ©crit comme nourrissant une fascination pour la propagande jihadiste, ayant mĂȘme envisagĂ© de « dĂ©rober » une arme Ă  feu et d’acquĂ©rir des produits chimiques pour rĂ©aliser des tests de combustion Ă  son domicile.

Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre d’une enquĂȘte prĂ©liminaire initiĂ©e par le Pnat dĂ©but fĂ©vrier 2026, confiĂ©e Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure (DGSI). Le procureur de la RĂ©publique antiterroriste, Olivier Christen, a soulignĂ© la tendance alarmante du rajeunissement des profils impliquĂ©s dans des actes de terrorisme, avec une majoritĂ© de mineurs ayant moins de 20 ans.

Cette situation est accentuĂ©e par des facteurs tels que l’Ă©chec scolaire et l’isolement social de ces jeunes, qui sont souvent entraĂźnĂ©s dans un engrenage de radicalisation par le biais des rĂ©seaux sociaux. Des plateformes comme TikTok et Telegram peuvent orienter rapidement des utilisateurs vers des contenus violents et jihadistes, renforçant ainsi leurs convictions.

Dans son discours de rentrĂ©e, Olivier Christen avait Ă©voquĂ© 22 mineurs mis en examen en 2025 pour des infractions terroristes, reprĂ©sentant dĂ©sormais un tiers des procĂ©dures ouvertes et 20 % des personnes mises en examen. Cette Ă©volution souligne une inquiĂ©tante montĂ©e de la violence, avec des projets d’action violente Ă©laborĂ©s par des individus sans lien direct avec des organisations terroristes, mais inspirĂ©s par leur propagande.

En 2025, le Pnat a notĂ© que 87 % des procĂ©dures suivies concernaient des menaces jihadistes, marquant ainsi une inscription durable dans une phase de tension Ă©levĂ©e. Le nombre d’enquĂȘtes ouvertes reste nettement supĂ©rieur Ă  celui des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, atteignant des niveaux alarmants inĂ©dits depuis cinq ans.

Cette situation appelle Ă  une vigilance accrue face Ă  la radicalisation des jeunes et aux dangers associĂ©s Ă  la propagation de l’idĂ©ologie jihadiste sur les rĂ©seaux sociaux. Les autoritĂ©s continuent d’explorer des solutions pour contrer ce phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant, tout en renforçant les mesures de sĂ©curitĂ© sur le territoire national.