À quelques jours du lancement de la campagne de vaccination contre le Covid-19, prévu le 13 octobre 2027, la Direction générale de la santé (DGS) a fait part, le mercredi 7 octobre 2026, de problèmes d’approvisionnement concernant certaines seringues et aiguilles. Cette situation survient alors que la nouvelle vague de Covid-19 commence à se propager en France, soulevant des inquiétudes parmi les professionnels de santé.
EN BREF
- Des difficultés d’approvisionnement de seringues signalées à l’approche de la vaccination.
- La DGS rassure sur une amélioration rapide grâce à des solutions alternatives.
- Les pharmaciens s’inquiètent de la disponibilité des matériels nécessaires à l’injection.
La DGS a précisé que ces difficultés ne résultent pas d’une indisponibilité générale sur le marché national, mais concernent principalement certaines références spécifiques. Les causes sont attribuées à une concentration des commandes sur une période courte ainsi qu’à des ajustements logistiques en début de campagne.
Malgré cette situation, le ministère de la Santé a exprimé son optimisme, estimant que des volumes significatifs de seringues arriveront progressivement dans les semaines à venir, permettant ainsi de répondre aux besoins de la campagne vaccinale.
Alors que la pression monte avec l’arrivée d’une nouvelle vague épidémique, des pharmaciens ont déjà exprimé leur préoccupation. « À ce jour, plusieurs solutions alternatives sont disponibles auprès de différents opérateurs disposant de stocks mobilisables », a indiqué la DGS. Elle a également incité les officines à diversifier leurs approvisionnements et à mobiliser les références alternatives lorsque cela est nécessaire.
Le vaccin contre le Covid-19 est conditionné en flacons, permettant de prélever six doses, contrairement à d’autres vaccins qui sont fournis en seringues préremplies. Cette spécificité crée des complications pour les professionnels de santé, car de nombreux pharmaciens se retrouvent sans seringues montées pour administrer le vaccin.
Un pharmacien a partagé son inquiétude : « Si les grossistes ne peuvent pas nous fournir une marque référencée qu’ils n’ont pas en stock, nous nous retrouvons avec un vaccin sur les bras et aucune possibilité de l’injecter. » Cette situation engendre une frustration croissante parmi les professionnels, qui doivent consacrer du temps à la recherche de seringues, parfois même à leurs propres frais.
Cyril Colombani, porte-parole de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo), a exprimé son exaspération : « On va encore passer des heures à chercher les seringues et on va devoir en plus acheter le matériel, même si c’est de l’ordre du symbolique. »
Pour ce qui est des vaccins, l’État continue de les mettre à disposition des pharmacies grâce aux stocks existants et aux contrats en cours. Cependant, ce dispositif exceptionnel, instauré durant la crise sanitaire, devrait prendre fin lors de la campagne 2027-2028.
En somme, alors que les professionnels de santé se préparent à une nouvelle campagne de vaccination, les défis logistiques liés à l’approvisionnement en seringues soulèvent des interrogations quant à la capacité de réponse face à la résurgence du virus. Les acteurs du secteur espèrent une résolution rapide de ces problèmes pour garantir la continuité des soins et de la vaccination.