Disparitions d’Emile et Yannis : des similitudes troublantes qui interrogent les enquêteurs

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, un mystère persiste autour de deux affaires de disparitions d’enfants qui continuent de hanter les familles et les enquêteurs. D’un côté, le petit Yannis Moré, âgé de 3 ans, a disparu il y a 37 ans devant sa maison à Ganagobie. De l’autre, le petit Emile Soleil, âgé de 2 ans et demi, s’est volatilisé le 8 juillet 2023 dans le hameau du Haut-Vernet. À peine à 60 km de distance, ces deux affaires soulèvent des interrogations sur un possible lien entre elles.

EN BREF

  • Les disparitions d’Emile et Yannis présentent des similitudes inquiétantes.
  • Les analyses ADN en cours pourraient éclaircir ces affaires non résolues.
  • Les enquêteurs explorent la piste d’un possible tueur en série.

Depuis avril 2026, les enquêteurs examinent 106 profils ADN prélevés dans le Haut-Vernet, espérant des résultats d’ici l’été selon les juges d’instruction. Ces analyses pourraient apporter des éclaircissements à Marie et Colomban Soleil, les parents d’Emile. Dans l’affaire de Yannis, un profil génétique a également été identifié, renforçant les spéculations sur la possibilité d’un tueur en série opérant dans cette région montagneuse.

Pascaline, la mère de Yannis, a exprimé ses préoccupations dans une déclaration en mai 2024 : « C’est la même affaire. Le même âge, le même relief, les mêmes recherches qui ne donnent rien… » Cette analogie entre les deux disparitions a été mise en avant par de nombreux habitants, qui constatent les points communs troublants entre ces deux tragédies. Les enfants, âgés de 3 ans, sont devenus les victimes d’événements similaires, tous deux disparus alors qu’ils étaient sous la surveillance de leur famille.

Des lieux de disparition similaires

Les lieux où Emile et Yannis ont disparu sont également marqués par leur isolement. Tous deux se sont évaporés dans des hameaux retirés des Alpes-de-Haute-Provence, des lieux qui peuvent parfois sembler des refuges paisibles, mais qui cachent un côté obscur. Un autre élément troublant est la découverte des vêtements des deux enfants. En effet, les effets personnels de Yannis ont été retrouvés 16 mois après sa disparition, dans un endroit qui avait déjà été fouillé. Cette mise en scène rappelle étrangement la découverte des ossements et des vêtements d’Emile, retrouvés neuf mois après son enlèvement.

Des recherches intensives, mais infructueuses

Les recherches menées pour retrouver Emile et Yannis ont mobilisé de vastes dispositifs. Des bénévoles, des fouilles, des battues et des chiens renifleurs ont été engagés, mais malgré ces efforts considérables, les indices ont mis des mois à émerger. Cette absence de témoins dans les deux affaires est également frappante : bien que les disparitions aient eu lieu en plein jour, aucun voisin n’a été en mesure de fournir des informations précieuses.

La question qui se pose donc est celle d’un éventuel prédateur local. Les enquêteurs n’ont pas négligé cette hypothèse, scrutant avec attention les dossiers des délinquants sexuels de la région, tant ceux de 1989 que ceux de 2023. De nouvelles analyses ADN, commandées par le pôle cold case de Nanterre pour Yannis et par les juges d’instruction pour Emile, pourraient apporter des réponses à cette inquiétante énigme.

Alors que les familles continuent de vivre dans l’incertitude et le chagrin, les enquêtes sur ces deux affaires restent ouvertes, dans l’espoir de retrouver des réponses et, peut-être, d’apporter un peu de paix aux cœurs meurtris des parents.