Dix personnes arrêtées quatre mois après le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille

Quatre mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci, survenu à Marseille, dix individus ont été placés en garde à vue ce lundi 23 mars. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur un « assassinat en bande organisée » et une « association de malfaiteurs », a été confirmée par le parquet anticriminalité organisée, selon des informations diffusées par l’AFP.

EN BREF

  • Dix personnes sont en garde à vue pour leur implication dans le meurtre de Mehdi Kessaci.
  • Le jeune homme a été abattu le 13 novembre dernier à Marseille.
  • Les autorités privilégient la piste d’un contrat de meurtre lié à des organisations criminelles.

Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans et frère du militant anti-narcotrafic Amine Kessaci, a été tué le 13 novembre dernier dans le 4e arrondissement de Marseille. Il a été atteint au thorax par plusieurs balles tirées d’un pistolet automatique. Après l’attaque, deux hommes ont pris la fuite à moto, véhicule qui a été retrouvé incendié le lendemain.

Les enquêteurs ont rapidement orienté leurs investigations vers un « assassinat d’avertissement », comme l’a évoqué le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. Ce drame survient cinq ans après un autre meurtre dans la même famille, celui d’un autre frère Kessaci, victime d’un « narcomicide ».

L’opération de ce lundi a particulièrement ciblé l’organisation criminelle connue sous le nom de DZ Mafia, ainsi que ses membres ou alliés. Dès le début des enquêtes, les autorités avaient avancé l’hypothèse d’un contrat de meurtre commandité par cette organisation.

Avant la mort de Mehdi, les forces de l’ordre avaient été alertées d’un projet d’assassinat visant son grand frère Amine, qui a récemment été élu conseiller municipal à Marseille sur la liste de Benoît Payan. En raison de son engagement contre le narcotrafic, Amine Kessaci serait devenu une cible pour certains acteurs de l’organisation criminelle marseillaise. Une enquête pour « association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime » avait été ouverte à cet effet.

Suite à la menace qui pesait sur lui, Amine Kessaci a été exfiltré du département des Bouches-du-Rhône. Depuis, il vit sous protection permanente. À la suite de la mort de son frère, il a exprimé sa douleur en déclarant : « Mon frère est dans ce cercueil à ma place », soulignant ainsi l’impact tragique de cette violence sur sa vie.

Les investigations se poursuivent afin d’élucider les circonstances précises entourant ce meurtre et d’identifier les différents acteurs impliqués dans ce drame. Les autorités restent mobilisées pour démanteler les réseaux criminels qui sévissent dans la région.