Le président américain Donald Trump a lancé un appel à d’autres nations pour qu’elles envoient des navires de guerre afin de sécuriser le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale affectée par le conflit en cours en Iran, qui dure depuis trois semaines. Cette guerre a été marquée par l’opération conjointe des États-Unis et d’Israël, qui a conduit à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
EN BREF
- Trump demande l’envoi de navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz.
- Le conflit en Iran a causé plus de 1 000 morts, principalement en Iran.
- Les États-Unis intensifient leurs frappes contre des cibles iraniennes.
Le 28 février, les forces américaines et israéliennes avaient déclenché une opération militaire d’envergure contre l’Iran, entraînant une escalade des tensions dans la région. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole, est actuellement soumis à un blocus quasi total par l’Iran. Cette situation a provoqué une flambée des prix du pétrole, avec le baril de Brent maintenant autour de 100 dollars, soit une hausse de plus de 42% depuis le début du conflit.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a affirmé que plusieurs pays, notamment la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, devraient se joindre aux États-Unis pour maintenir la sécurité dans cette zone stratégique. Il a également annoncé que la marine américaine commencerait très bientôt à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
Trump a précisé que si la sécurité des navires n’était pas rétablie, des frappes supplémentaires seraient envisagées contre les infrastructures pétrolières iraniennes, notamment sur l’île de Kharg, qui abrite le principal terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran. « Nous avons complètement détruit des cibles militaires sur cette île », a-t-il déclaré, sans toutefois causer de dommages à l’infrastructure pétrolière, selon les rapports de l’agence iranienne Fars.
En réponse, Téhéran a menacé de « réduire en cendres » les installations pétrolières américaines au Moyen-Orient, promettant de viser des entreprises américaines si ses infrastructures énergétiques venaient à être attaquées. Cette escalade des tensions a conduit à une série d’attaques, notamment des frappes israélo-américaines qui ont causé des pertes humaines et des destructions sur le sol iranien.
Sina Toossi, analyste au Centre pour la politique internationale à Washington, a souligné que malgré les frappes américaines, l’Iran conserve des atouts stratégiques, notamment un autre terminal d’exportation dans le Golfe d’Oman. Téhéran est capable d’infliger des frappes sur des infrastructures pétrolières au-delà du détroit d’Ormuz, ce qui pourrait engendrer une crise pétrolière encore plus profonde, affectant des acteurs régionaux comme Aramco, le géant pétrolier saoudien.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que le conflit s’intensifie et entre dans une phase décisive. En parallèle, des frappes israélo-américaines ont causé des morts et des destructions à Ispahan, tandis que des missiles ont été détectés à Jérusalem, signalant un potentiel élargissement du conflit.
La situation au Moyen-Orient reste volatile, et les tensions continuent d’affecter plusieurs pays de la région, y compris l’Irak. Les dernières frappes sur l’ambassade américaine à Bagdad témoignent de la portée des représailles iraniennes en raison des liens économiques avec les États-Unis et de la présence de bases militaires américaines.
Alors que le conflit se prolonge, Trump a affirmé que l’Iran était « totalement vaincu » et désireux de négocier, mais la réalité sur le terrain semble indiquer le contraire. Les responsables iraniens continuent de défier les frappes en affichant leur présence publique, même au cœur de Téhéran, alors que le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, reste invisible.
En attendant, les États-Unis prévoient de renforcer leur présence militaire dans la région, et l’armée israélienne appelle à évacuer certaines zones en préparation d’opérations militaires. La situation reste tendue, et les conséquences de ce conflit pourraient se faire ressentir bien au-delà du Moyen-Orient.