Depuis près de vingt ans, l’ancien président des États-Unis, Donald Trump, et l’actrice Rosie O’Donnell s’affrontent dans une guerre médiatique faite d’attaques et de critiques. Cette rivalité, emblématique de la culture populaire américaine, a pris une nouvelle tournure le 12 juillet dernier, lorsque Trump a déchaîné sa colère sur sa plateforme Truth Social.
EN BREF
- Donald Trump s’en prend à Rosie O’Donnell sur Truth Social.
- Il évoque la possibilité de lui retirer sa citoyenneté américaine.
- O’Donnell réplique en critiquant Trump et son passé controversé.
Dans une série de commentaires acerbes, Donald Trump a remis en question la légitimité de Rosie O’Donnell, affirmant qu’elle ne représente pas l’intérêt supérieur des États-Unis. « Puisque Rosie O’Donnell ne représente pas l’intérêt supérieur de notre grand pays, j’envisage sérieusement de lui retirer sa citoyenneté. Elle représente une menace pour l’humanité et devrait rester dans ce merveilleux pays qu’est l’Irlande, s’ils souhaitent la garder », a-t-il écrit.
Les déclarations de Trump, qui ont suscité un vif émoi sur les réseaux sociaux et dans les médias, font écho à la tension croissante entre les deux personnalités. Rosie O’Donnell, réactive comme à son habitude, n’a pas tardé à répondre. Sur son compte Instagram, elle a publié une image de Trump avec Jeffrey Epstein, soulignant ainsi les liens controversés de l’ancien président. « Tu me traites de menace pour l’humanité, mais je suis tout ce que tu crains : une femme qui fait du bruit, une femme queer, une mère qui dit la vérité », a-t-elle déclaré.
L’ancienne animatrice de l’émission The View a également récemment critiqué l’administration Trump, en mettant en avant la loi budgétaire adoptée par le Congrès et la gestion des catastrophes naturelles aux États-Unis. Ces critiques s’inscrivent dans un contexte où Trump semble vouloir utiliser sa plateforme pour se venger de ses détracteurs.
Malgré l’ampleur des déclarations de Trump, il est crucial de rappeler que, selon le droit américain, la citoyenneté ne peut être retirée sans consentement. Le Département d’État et plusieurs experts juridiques insistent sur le fait qu’un président n’a pas le pouvoir de retirer la nationalité d’un individu, même en cas de propos incendiaires. Amanda Frost, professeure de droit, a précisé : « Le président n’a pas le pouvoir de retirer la citoyenneté à un citoyen américain de naissance. Pour résumer, nous sommes une nation fondée sur le principe selon lequel le peuple choisit le gouvernement et que le gouvernement ne peut pas choisir le peuple. »
Cette nouvelle escalade entre Trump et O’Donnell illustre non seulement la nature tumultueuse de leur rivalité, mais également les tensions politiques et sociales qui traversent les États-Unis. Chacun d’eux continue de jouer son rôle sur la scène publique, avec des répercussions qui dépassent souvent le cadre de leurs échanges personnels. Alors que les deux figures continuent de s’affronter, la question de la liberté d’expression et des limites du discours public reste plus pertinente que jamais.