Le conflit au Moyen-Orient s’intensifie alors que Donald Trump, le président des États-Unis, a déclaré qu’il n’envisageait pas de cessez-le-feu avec l’Iran. Lors d’une conférence de presse tenue le 20 mars, Trump a souligné sa détermination à poursuivre les opérations militaires, tout en restant vague sur ses intentions futures.
EN BREF
- Donald Trump exclut un cessez-le-feu avec l’Iran, affirmant vouloir « anéantir » l’adversaire.
- Le président américain reste évasif sur ses plans futurs et annonce un possible renforcement militaire.
- La situation dans le détroit d’Ormuz est tendue, affectant les prix mondiaux de l’énergie.
Ce vendredi, lors de son allocution à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré : « Je ne veux pas faire un cessez-le-feu. » Cette position intervient alors qu’Israël a intensifié ses frappes contre des cibles iraniennes, un mois après le début des hostilités. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a même affirmé que le régime des mollahs était en voie d’être « décimé ».
Trump a justifié son refus de négocier un cessez-le-feu en déclarant que « vous ne faites pas un cessez-le-feu quand vous anéantissez littéralement l’adversaire ». Il a insisté sur la situation militaire de l’Iran, affirmant que le pays n’avait plus de marine, d’armée de l’air ni de défenses antihélicos. Ces propos font écho à la récente élimination d’Ali Khamenei, le guide suprême iranien, et d’Ali Larijani, qui était l’une des figures les plus influentes du régime.
Alors que l’armée américaine envisage de déployer davantage de troupes au Moyen-Orient, des spéculations circulent sur une éventuelle opération militaire en Iran. Trump a cependant pris soin de ne pas dévoiler ses plans futurs, laissant entendre qu’il pourrait avoir une stratégie en préparation sans toutefois entrer dans les détails.
Concernant la situation dans le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport de près de 20 % du pétrole mondial, Trump a critiqué le manque d’engagement de certains pays de l’OTAN à aider à sécuriser cette voie maritime. Il a déclaré que les États-Unis auraient besoin « d’un peu d’aide » et a exhorté l’Alliance à intervenir, tout en accusant ses membres de « lâcheté » pour leur réticence à agir.
Trump a ajouté que les pays de l’OTAN se plaignent des prix élevés du pétrole, mais ne sont pas prêts à contribuer à la stabilisation de la région. « Maintenant que le combat militaire est GAGNÉ, avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du pétrole élevés qu’ils doivent payer mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré sur son réseau social.
La tension au Moyen-Orient semble donc loin de s’apaiser, avec des déclarations qui laissent présager une intensification des opérations militaires. Les prochaines semaines seront déterminantes pour l’évolution de ce conflit complexe, qui continue d’avoir des répercussions sur la scène internationale.