Lors d’une intervention à la Maison Blanche, Donald Trump a pris la parole sur divers sujets, mêlant la situation au Moyen-Orient à ses projets de rénovation. Ce lundi, le président américain a répondu à des questions lors d’un échange informel, initialement prévu comme une « conférence de presse ».
EN BREF
- Donald Trump a discuté de la guerre au Moyen-Orient et de ses projets de construction.
- Il a annoncé des rénovations au Kennedy Center, rebaptisé en son honneur.
- Le président a évoqué la santé d’un parlementaire, suscitant l’embarras dans l’assemblée.
La Maison Blanche a précisé que la réunion, qui se tenait au Kennedy Center, était conçue comme un échange informel avec quelques journalistes. Donald Trump a d’abord abordé la situation en Iran et dans le détroit d’Ormuz, mais ses remarques ont rapidement dérivé vers des sujets variés.
Le président a mis en avant ses projets de rénovation pour le Kennedy Center, qu’il a rebaptisé Trump-Kennedy Center. « Ce que je fais de mieux dans la vie, c’est construire », a-t-il déclaré, évoquant ainsi son implication dans la gestion de cette institution culturelle.
Trump a ensuite décrit les travaux de rénovation, mentionnant « de beaux marbres » et des « rideaux dorés » qu’il a choisis pour embellir le lieu. Il a expliqué que l’ancienne peinture dorée avait été remplacée par « une très épaisse couche de blanc », afin de donner un aspect plus raffiné à l’intérieur.
Dans un autre registre, l’ancien promoteur immobilier a également donné des détails sur la construction d’une salle de bal à la Maison Blanche. « Tout cet étage sera une salle de cocktail », a-t-il décrit, soulignant que les travaux étaient réalisés en respectant le budget, à l’exception de l’amélioration des matériaux.
Le ton de l’intervention a pris une tournure inattendue lorsque Trump a évoqué la santé d’un parlementaire, Neal Dunn, qu’il a décrit comme « très malade ». Cette déclaration a provoqué une certaine gêne parmi les membres présents, notamment Mike Johnson, le président de la Chambre des représentants, qui était assis à ses côtés. Trump a expliqué qu’il avait aidé Dunn à obtenir les meilleurs soins possibles, reliant cette aide à la nécessité de conserver son siège.
En revenant sur le conflit au Moyen-Orient, Trump a été interrogé sur sa perception de la situation au Liban. Il a partagé une anecdote sur une personne influente dont les parents vivent dans le pays, affirmant qu’ils se sont habitués aux bombardements. « J’imagine qu’ils s’habituent », a-t-il ajouté, tout en comparant cette situation à celle des Ukrainiens, qui continuent de vivre dans un contexte de guerre.
Tout au long de son discours, Trump a multiplié les digressions, notamment en affirmant avoir prédit l’utilisation du détroit d’Ormuz par l’Iran comme « arme ». Il a également mentionné qu’il avait prévu les attaques du 11 septembre, une affirmation souvent contestée par les médias.
Cette improvisation, qui a duré une trentaine de minutes, a mis en lumière le style de communication de Trump, oscillant entre des réflexions sur des questions sérieuses et des préoccupations personnelles liées à ses projets architecturaux. L’intervention a laissé perplexes certains observateurs, qui s’interrogent sur la manière dont le président aborde les enjeux internationaux tout en se concentrant sur ses ambitions personnelles.