Lors d’une conférence de presse tenue à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a exprimé des menaces alarmantes à l’égard de l’Iran, prévenant que le pays pourrait être « entièrement détruit en une seule nuit ». Ces déclarations surviennent alors qu’un ultimatum fixé à Téhéran doit expirer rapidement, ajoutant une tension supplémentaire à un conflit déjà tendu.
EN BREF
- Donald Trump menace de détruire les infrastructures iraniennes si un ultimatum n’est pas respecté.
- Il évoque le soutien supposé des Iraniens à une action militaire américaine.
- La conférence de presse a également mis en lumière la récente opération de sauvetage d’un aviateur américain.
Le président républicain a affirmé que l’armée des États-Unis était capable de réduire à néant les ponts et centrales électriques iraniennes en seulement quatre heures. Cette déclaration fait suite à une série d’interventions publiques où Trump a semblé osciller entre une escalade militaire et une résolution diplomatique du conflit, ce dernier ayant débuté le 28 février.
Au cours de cette intervention, il a assuré que la population iranienne serait favorable à une intervention militaire, qualifiant les Iraniens de « prêts à souffrir pour avoir la liberté ». Trump a même rapporté avoir reçu des messages interceptés suggérant que les Iraniens souhaitaient une intensification des bombardements.
Dans un tournant surprenant, le président a également reconnu que les dirigeants iraniens négociaient de « bonne foi », tout en accusant ces derniers de manipuler les présidents américains. Cette contradiction démontre la complexité des relations entre Washington et Téhéran, marquées par des tentatives de dialogue interrompues par des déclarations provocatrices.
Lors de la conférence, Trump a qualifié de « très importante » une proposition de cessez-le-feu de 45 jours, tout en jugeant que celle-ci n’était « pas encore assez bien ». Une des conditions posées à l’Iran est la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce pétrolier, que Trump a précédemment affirmé indifférente à ses yeux.
Ce rendez-vous avec la presse ne se limitait pas aux menaces militaires. Trump a surtout profité de l’occasion pour vanter le succès d’une opération de sauvetage d’un aviateur américain, une mission médiatisée qui a mobilisé plus de 170 avions militaires. Il a qualifié cette opération de moment fort, capable de capter « l’attention du monde entier ».
Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a même établi un parallèle entre cette mission et la résurrection de Jésus-Christ, illustrant l’importance que l’administration attribue à cet événement. Trump a également exprimé des préoccupations concernant les fuites d’informations sur les recherches en cours pour retrouver un membre d’équipage dont l’appareil avait été abattu en Iran.
En outre, le président a critiqué les médias, en particulier CNN et le New York Times, les accusant de nuire à l’effort de guerre par leur couverture. Son intervention a révélé un ton acéré, où il a exprimé son mécontentement face à l’opinion publique largement défavorable à la guerre, qualifiant les Américains d' »stupides » pour leurs critiques.
Trump a également évoqué un plan pour prélever un droit de passage dans le détroit d’Ormuz, mais a été vague sur les détails, laissant planer le flou sur ses intentions réelles. Cette conférence de presse, marquée par des déclarations contradictoires, illustre la tension croissante entre les États-Unis et l’Iran, alors que le monde observe attentivement les développements de cette situation volatile.