Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, Donald Trump a exprimé vendredi sa détermination à intensifier les frappes américaines contre l’Iran, affirmant que les États-Unis seraient prêts à frapper « très fort » si Téhéran ne cédait pas. Cette déclaration fait suite à des informations sur la préparation de nouvelles opérations militaires ciblant des infrastructures stratégiques iraniennes, notamment dans le secteur énergétique.
EN BREF
- Donald Trump menace de frappes renforcées contre l’Iran si des concessions ne sont pas faites.
- Un accord de désarmement du Hamas a été annoncé, avec un retrait progressif des forces israéliennes.
- Les tensions se poursuivent au Liban, l’armée israélienne ayant mené des frappes près de la forteresse de Beaufort.
Lors d’un conseil des ministres à Camp David, le président américain a déclaré : « Nous allons les frapper très fort et, à un moment, ils vont dire : « Nous n’en pouvons plus. » » Ces propos s’inscrivent dans une série de menaces visant l’Iran, qui, selon Trump, est soutenu par des groupes armés dans la région.
En réponse à ces menaces, l’Irak a décidé de renforcer ses défenses aériennes et ses capacités de renseignement. Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, a ordonné une vigilance accrue sur les sites sensibles, soulignant que la modernisation des défenses est maintenant une « priorité absolue ». Le porte-parole du gouvernement, Sabah al-Numan, a ajouté que des efforts seraient intensifiés pour prévenir toute « action irresponsable » de la part de groupes armés pro-iraniens.
Trump a également évoqué un accord de désarmement du Hamas, qu’il a présenté comme une avancée cruciale dans la lutte contre le terrorisme. « Israël est très content de cet accord », a-t-il déclaré, indiquant que le Hamas devrait renoncer à ses armes en échange d’un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza. Cependant, des doutes persistent quant à la mise en œuvre de cet accord, tant du côté israélien que palestinien.
Au Liban, les explosions massives menées par l’armée israélienne près du château de Beaufort ont suscité des inquiétudes. Le président libanais, Joseph Aoun, a qualifié ces frappes de « menace directe » pour l’accord-cadre négocié sous médiation américaine. Les détonations ont été décrites comme des « messages négatifs » à l’approche de nouvelles négociations entre le Liban et Israël, prévues à Rome.
Dans un autre développement, les Gardiens de la Révolution iraniens ont rapporté avoir frappé deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, affirmant qu’ils tentaient de passer sous escorte aérienne américaine. Cette action a été qualifiée de réponse à l’« agression » des États-Unis contre l’Iran.
Le ministère de la Défense du Koweït a également annoncé avoir intercepté des drones iraniens visant des infrastructures stratégiques. Cela intervient dans un contexte où l’armée américaine a intensifié ses frappes contre des installations liées au Corps des Gardiens de la Révolution en Iran, visant à limiter les menaces pesant sur ses forces et la navigation dans la région.
En Égypte, un incendie sur deux navires de stockage de gaz a été attribué à une attaque de drone, marquant le premier incident de ce type depuis le début du conflit. Les autorités poursuivent leur enquête pour établir les circonstances de cette attaque.
Alors que les tensions demeurent vives, il est évident que la situation au Moyen-Orient continue d’évoluer rapidement. Les acteurs régionaux et internationaux surveillent de près les développements, conscients des conséquences potentielles d’une escalade des hostilités.