Le samedi 26 septembre, le président américain Donald Trump a fermement rejeté le plan proposé par l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours. Lors d’une déclaration à la presse à la sortie de la Maison Blanche, il a affirmé : « Je rejette leur proposition », ajoutant que les dirigeants iraniens souhaitaient cet accord parce qu’ils « sont en train de méchamment perdre ».
EN BREF
- Trump rejette une proposition iranienne concernant le détroit d’Ormuz.
- Il envisage de reprendre les frappes militaires après les élections de mi-mandat.
- Les États-Unis n’ont pas mené d’attaques sur le sol iranien depuis le 1er septembre.
Cette décision intervient alors que le président Trump se prépare à relancer les frappes militaires sur l’Iran, comme l’indique un rapport du Wall Street Journal. Selon des sources proches de l’administration, Trump aurait communiqué à ses conseillers son intention de reprendre les bombardements après les élections de mi-mandat prévues pour le mois de novembre.
Les opérations militaires américaines en Iran ont été suspendues depuis le 1er septembre, date à laquelle une série d’attaques avait causé la mort de cinq personnes et blessé de nombreuses autres lors d’un mariage dans le sud-est du pays. Bien que les frappes au sol aient cessé, des navires ont été ciblés dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport de pétrole.
Ce répit des bombardements s’inscrit dans un contexte politique délicat pour Trump, alors que les élections approchent. La flambée des prix du carburant a rendu la guerre en Iran de plus en plus impopulaire parmi les électeurs américains, incitant le président à adopter une posture plus calme à l’approche du scrutin du 3 novembre.
Le Wall Street Journal souligne qu’il est difficile d’évaluer l’ampleur des frappes que Trump envisage pour novembre. Des responsables américains ont évoqué l’hésitation du président à lancer des opérations militaires « majeures », d’autant plus que les stocks de munitions diminuent et qu’il est crucial de les conserver pour d’autres situations éventuelles.
Le lendemain de la déclaration de Trump, l’Iran a proposé un plan pour rouvrir le détroit d’Ormuz, affirmant que Washington devait prendre des mesures en ce sens. Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, a déclaré à l’ONU que « le choix appartient désormais à Washington », précisant que les mesures exigées par les États-Unis étaient déjà stipulées dans un protocole d’accord signé en juin dernier.
Ce protocole visait à mettre fin au conflit de manière durable, à rouvrir le détroit d’Ormuz et à engager des pourparlers sur le programme nucléaire iranien. Toutefois, les discussions ont été entravées par des désaccords sur les conditions de passage dans cette voie maritime cruciale.
Le protocole stipulait également l’arrêt des hostilités, y compris au Liban, où l’armée israélienne combat le groupe pro-iranien Hezbollah. De plus, il prévoyait le déblocage des avoirs iraniens gelés depuis la Révolution islamique de 1979 et la levée des sanctions américaines qui pèsent sur l’économie iranienne.
Dans un entretien exclusif avec l’AFP, Hossein Mohebi, porte-parole des Gardiens de la Révolution, a également insisté sur l’importance de mettre un terme aux combats au Yémen. Ce pays est devenu un nouveau front régional, avec la reprise des hostilités entre les Houthis pro-iraniens et le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, aggravant encore la situation géopolitique dans cette région déjà instable.
Dans ce contexte tendu, il reste à voir comment les événements évolueront et quelles seront les répercussions des déclarations et actions de Trump dans les jours à venir.