Un drame humain s’est produit mardi dans la mine d’or artisanale de Zamboyé, en République Centrafricaine. Un glissement de terrain dévastateur a causé la mort d’au moins 100 personnes, alors qu’elles étaient massées sur le site, situé à environ 50 kilomètres de la ville de Baboua et non loin de la frontière camerounaise.
EN BREF
- Un glissement de terrain à Zamboyé a fait plus de 100 morts.
- Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants.
- Le parquet a ouvert une enquête sur les circonstances de l’accident.
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur de la catastrophe, avec plusieurs glissements de terrain engloutissant des dizaines de personnes. Laurent Ngon Baba, député de Baboua, a déclaré à l’AFP que « à ce stade, il nous est difficile d’établir un bilan formel ». L’émotion est palpable, alors qu’un mineur de Zamboyé a décrit des scènes de chaos : « Le sol s’est complètement écroulé et a enseveli des gens. »
Des secouristes se sont mobilisés pour évacuer les rescapés vers l’hôpital de Baboua, tandis que des recherches intensives se poursuivent pour tenter de retrouver d’autres victimes. Le parquet de Baboua a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire, précisant que l’éboulement pourrait avoir été causé par « l’effondrement de plusieurs galeries souterraines dans lesquelles des mineurs opéraient ».
Des accidents fréquents dans les mines artisanales
Les éboulements sont malheureusement récurrents dans les mines de la République Centrafricaine. Le pays, riche en ressources minières, voit souvent ses sols exploités de manière illégale et sans contrôle étatique, ce qui augmente les risques pour les mineurs. Mi-juin, un incident similaire avait déjà causé la mort de plusieurs dizaines de personnes dans la mine d’or de Bé-Mbari, également à la frontière avec le Cameroun, dans le département de Nana-Mambéré.
Ce nouveau drame soulève des questions sur la sécurité des opérations minières dans cette région, où les conditions de travail demeurent précaires et souvent dangereuses. Les autorités doivent faire face à un défi majeur pour protéger les vies de ceux qui se lancent dans l’exploitation minière artisanale, une pratique qui attire de nombreux travailleurs, mais qui expose également chacun d’eux à des risques mortels.
Les familles des victimes sont désormais plongées dans le deuil et l’incertitude, tandis que la situation sur le terrain reste critique. La communauté internationale pourrait être amenée à se pencher sur ces tragédies récurrentes et sur les moyens de rendre l’exploitation des ressources plus sûre et régulée, afin de prévenir de futurs accidents tout aussi tragiques.