La question des avantages fiscaux pour les seniors a suscité de nombreuses inquiétudes ces derniers mois, surtout avec un contexte budgétaire tendu. Toutefois, le gouvernement a récemment apporté des précisions rassurantes pour les retraités. Un mécanisme simple pourrait permettre à un couple de seniors d’économiser jusqu’à 1 100 euros sur leurs impôts en cochant la case adéquate sur leur déclaration.
EN BREF
- Les retraités peuvent économiser jusqu’à 1 100 euros en cochant une case sur leur déclaration d’impôts.
- Les abattements fiscaux pour les plus de 65 ans restent inchangés cette année.
- Les seniors doivent vérifier leurs revenus complémentaires pour éviter des erreurs d’imposition.
Dans le cadre des discussions sur le déficit public, plusieurs propositions avaient été envisagées, notamment la réduction du crédit d’impôt pour les services à la personne et la modification de l’abattement spécial pour les plus de 65 ans. Cependant, aucune de ces mesures n’a été retenue, ce qui permet aux retraités de bénéficier des avantages fiscaux qui leur sont réservés cette année.
Ce dispositif, qui s’applique automatiquement, est accessible aux personnes nées avant 1961. Pour une personne seule dont le revenu net global ne dépasse pas 17 670 euros par an, l’abattement atteint 2 822 euros. Pour ceux dont les revenus sont compris entre 17 670 et 28 430 euros, cet abattement est réduit à 1 411 euros. Passé ce seuil, aucune déduction n’est possible.
Pour un couple marié ou pacsé dont les deux membres ont plus de 65 ans, les montants se doublent : ils peuvent bénéficier d’un abattement de 5 644 euros si leurs revenus ne dépassent pas 17 670 euros. Prenons l’exemple de Claude et Martine, un couple de 68 ans avec des pensions cumulées de 18 000 euros. Après avoir appliqué l’abattement de 10 % ainsi que l’abattement spécial, leur revenu imposable est réduit à 13 378 euros, ce qui leur permet de payer environ 400 euros d’impôt, contre 1 500 euros sans ces dispositifs.
En plus de ces abattements, d’autres dispositifs fiscaux demeurent favorables pour les seniors. Par exemple, le crédit d’impôt pour l’aide à domicile couvre 50 % des dépenses, jusqu’à un plafond de 12 000 euros par an, et reste remboursable même pour les non-imposables. Les travaux d’adaptation du logement donnent également droit à un crédit d’impôt de 25 %, limité à 5 000 euros pour une personne seule. En ce qui concerne l’hébergement en Ehpad, la réduction est maintenue à 25 % des dépenses, avec un plafond de 10 000 euros par an et par personne.
Concernant la taxe foncière, les propriétaires âgés de 65 à 75 ans bénéficient d’un dégrèvement automatique de 100 euros par an. Sur une période de dix ans, cette mesure peut représenter une économie totale de 1 000 euros. À partir de 75 ans, une exonération totale peut être envisagée pour les revenus modestes, y compris pour les propriétaires hébergés en établissement, tant que leur logement demeure inoccupé.
Cependant, il est crucial de noter que même de petits revenus complémentaires peuvent faire basculer un foyer au-dessus des seuils d’abattement. Par exemple, une retraite de 14 000 euros, réduite à 12 600 euros après abattement, ajoutée à 6 000 euros de revenus immobiliers, conduit à un total de 18 600 euros, ce qui dépasse le seuil de 17 670 euros. Dans ce cas, l’abattement chute à 1 411 euros au lieu de 2 822 euros.
En définitive, un simple oubli ou une absence de vérification des revenus complémentaires peut entraîner des économies d’impôts non réalisées pour de nombreux retraités. Un chiffre, une case, une ligne sur l’avis d’imposition peuvent faire toute la différence. Il est donc sage de vérifier que votre dernier avis mentionne bien cet abattement spécial.