Édith Piaf : Les mystères de sa mort dévoilés 63 ans après

Le 10 octobre 1963, Édith Piaf s’éteignait à l’âge de 47 ans, laissant derrière elle une légende de la chanson française. Son décès, entouré de mystères et de mensonges, n’a été véritablement éclairci que des décennies plus tard. Cet article explore les circonstances troublantes de sa mort, ainsi que les raisons qui ont conduit ses proches à dissimuler la vérité.

EN BREF

  • Édith Piaf est décédée le 10 octobre 1963, dans le sud de la France.
  • Un mensonge a été orchestré pour faire croire qu’elle était morte à Paris.
  • Ses obsèques ont rassemblé plus de 500 000 personnes à Paris.

La mort d’Édith Piaf, célébrée comme la « môme » de la chanson française, a été marquée par des événements tragiques et des décisions controversées. Après un combat acharné contre la maladie, notamment une insuffisance hépatique, elle est décédée à Plascassier, un village du sud de la France, et non à Paris comme ses proches l’ont fait croire. Cette manœuvre visait à préserver l’image de l’artiste et à la relier à sa ville natale.

Le décès est survenu à 13h10, entourée de son infirmière, Simone Margantin, et de son amie, Danielle Bonel. Après sa mort, le corps de Piaf a été transporté clandestinement à Paris. Pour ce faire, la Mère Supérieure d’une clinique de Cannes a prêté son ambulance, permettant aux proches de réaliser ce trajet sans éveiller les soupçons. Ce transport illégal a été orchestré avec soin : le corps a été enveloppé dans du tulle, et une fausse perfusion a été installée pour donner l’illusion d’une mort à Paris.

Une fois arrivée à l’appartement de Piaf, 67 boulevard Lannes, son décès a été annoncé officiellement le 11 octobre 1963, grâce à un faux certificat de décès postdaté par son médecin, Claude Bernay de Laval. Ce mensonge a perduré durant des années, et beaucoup ont cru que Piaf et Jean Cocteau, décédé quelques heures plus tard, avaient rendu l’âme presque simultanément, ignorant les manipulations qui avaient eu lieu après la mort de l’icône.

Les obsèques d’Édith Piaf, qui ont eu lieu le 14 octobre 1963, ont été un événement mémorable. Plus de 500 000 personnes ont défilé dans les rues de Paris pour lui rendre hommage, témoignant de son immense popularité. Malgré la volonté de ses proches de lui offrir une sépulture à Paris, l’Église catholique a refusé de lui accorder des obsèques religieuses en raison de sa vie tumultueuse, marquée par des divorces et des relations controversées. Néanmoins, le père Thouvenin de Villaret, aumônier des artistes, a accordé une bénédiction personnelle lors de l’enterrement.

Les circonstances entourant la mort d’Édith Piaf soulèvent encore aujourd’hui des questions sur la façon dont la vérité peut être déformée pour protéger l’image d’une légende. Ce mensonge, qui a perduré pendant des décennies, est un rappel poignant de la fragilité de la vérité face au désir de préserver la mémoire d’une grande artiste.