Édouard Philippe attaque le Rassemblement National lors de son premier meeting de campagne

Le 5 juillet 2026, Édouard Philippe a organisé un « grand meeting » à Paris, dans le but de consolider son avance dans les sondages face à ses concurrents de la droite et du bloc central. Ce premier rassemblement de campagne a également été marqué par des critiques ciblées à l’encontre du Rassemblement National (RN), alors que la situation politique se tend à l’approche d’un jugement crucial concernant Marine Le Pen.

EN BREF

  • Édouard Philippe a tenu un meeting à Paris pour soutenir sa candidature.
  • Il a vivement critiqué le Rassemblement National et son président, Jordan Bardella.
  • Le sort de Marine Le Pen sera déterminé par un jugement dans deux jours.

À deux jours d’un jugement qui pourrait empêcher Marine Le Pen de se présenter à la présidentielle, Édouard Philippe n’a pas manqué de frapper fort. Le président du parti Horizons a décrit le RN comme un mouvement qui ne sait pas s’assumer, oscillant entre un discours social dans le Nord et un positionnement libéral dans le Sud. En s’en prenant à Jordan Bardella, il l’a qualifié de « converti au libéralisme, à l’Europe, au capitalisme », tout en évoquant son goût pour les « petits fours à Monte-Carlo », en référence à sa présence à un événement prestigieux de Formule 1.

Philippe a également évoqué le contraste entre les discours de Marine Le Pen, qui se présente comme la porte-voix des classes populaires, et la réalité de son parti. La bataille pour l’Élysée se complexifie alors que le jugement du 7 juillet pourrait conduire à une inéligibilité de Marine Le Pen, forçant ainsi le RN à envisager une candidature alternative avec Jordan Bardella, jeune et moins expérimenté.

Le meeting de Philippe a également été l’occasion pour Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise, de se prononcer sur la compétition électorale, affirmant qu’il se sentait en mesure d’éliminer le candidat du RN, quel qu’il soit. Selon lui, les sondages d’aujourd’hui rappellent ceux de 2022, où Marine Le Pen était donnée gagnante, mais qui a finalement perdu de justesse. Mélenchon se veut confiant et déclare qu’il a toutes les chances de battre Bardella, que ce soit au premier ou au second tour.

Les tensions sont palpables dans le paysage politique français alors que le Rassemblement National, sous la direction de Le Pen, tente de maintenir son unité face à des adversaires déterminés. La dynamique de la campagne est d’autant plus incertaine avec la situation juridique de Le Pen, qui pourrait redéfinir les alliances et les stratégies des partis.

En marge de cette compétition, Fabien Roussel, réélu secrétaire national du Parti communiste, a choisi de rester en retrait des pronostics concernant le RN, déclarant qu’il ne souhaite pas se mêler des affaires internes de ce dernier. Cette attitude témoigne de la complexité des relations entre les différents partis à l’approche de l’élection présidentielle.

Le meeting de Philippe marque ainsi un tournant dans la campagne, où les attaques se multiplient et où chaque acteur tente de se positionner au mieux dans un contexte électoral tendu.