El Hacen Diarra : la famille dénonce de nouvelles violences policières lors de son arrestation

Le décès tragique d’El Hacen Diarra, survenu en janvier dernier dans un commissariat parisien, continue de susciter indignation et appels à la justice. Ce vendredi, l’avocat de la famille a révélé des informations troublantes concernant une seconde « altercation violente » survenue après son interpellation. Cet événement soulève des questions sur la conduite des forces de l’ordre et le traitement réservé à M. Diarra, un Mauritanien de 35 ans.

EN BREF

  • El Hacen Diarra est décédé en garde à vue en janvier 2026.
  • Des allégations de violences policières sont corroborées par l’avocat de la famille.
  • Une enquête est en cours pour établir les circonstances exactes de sa mort.

La nuit du 15 janvier, plusieurs policiers ont procédé à l’arrestation de M. Diarra de manière brutale. Selon les déclarations d’un policier, ce dernier aurait tenté de fuir lors de sa fouille en garde à vue. Ce même agent a affirmé que, pour éviter qu’il ne se blesse, il l’a maintenu au sol après qu’il se soit laissé tomber. Cependant, ces affirmations sont contestées par l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou.

Ce dernier a déclaré que l’interpellation avait été marquée par une première vague de violences, incluant un plaquage ventral et un étranglement de M. Diarra, qui aurait duré entre trois et cinq minutes. Il a également souligné que les policiers avaient fait état d’une prétendue tentative d’évasion dans un procès-verbal, ce qui pourrait justifier leurs actes violents.

La situation a pris une tournure plus sombre lorsque l’avocat a annoncé qu’une seconde altercation, survenue dans la salle de fouille du commissariat, avait également été signalée. Cette nouvelle allégation a conduit à des accusations d’omission délibérée dans les communications officielles des autorités.

Le parquet de Paris, qui supervise l’enquête, a ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ». Cette enquête vise à établir les faits entourant la mort de M. Diarra et à déterminer les responsabilités. Le parquet a précisé que les investigations n’étaient pas encore terminées et que des examens médicaux complémentaires étaient toujours en attente.

Les appels à la justice se sont intensifiés, notamment lors d’une manifestation à Paris le 21 février, où des milliers de personnes ont exprimé leur soutien à la famille de M. Diarra et ont exigé des comptes sur les violences policières. La situation met en lumière des questions plus larges concernant la brutalité policière et la transparence des enquêtes qui suivent de tels incidents.

La défense des policiers n’a pas souhaité commenter ces allégations. L’avocat de la famille a demandé la récusation des juges chargés de l’enquête, arguant qu’ils manquaient d’impartialité pour traiter un dossier aussi sensible. Les événements entourant la mort de M. Diarra continuent de susciter de vives réactions dans l’opinion publique, et l’issue de cette enquête sera scrutée avec attention.

Dans le contexte actuel, il est essentiel de suivre de près les développements de cette affaire, qui met en lumière des problématiques cruciales relatives à la responsabilité des forces de l’ordre et à la protection des droits des citoyens. La quête de justice pour El Hacen Diarra et sa famille reste au cœur des préoccupations de la société.