Elon Musk sous enquête pour valorisation douteuse de X et xAI par la justice française

Le 22 janvier 2026, alors qu’il s’apprête à être entendu à Paris, Elon Musk se retrouve de nouveau sous le feu des projecteurs judiciaires. Le parquet de Paris a signalé aux autorités américaines des soupçons de valorisation artificielle des sociétés X et xAI, dans un contexte de polémique croissante autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle et des deepfakes.

EN BREF

  • Le parquet de Paris a alerté les autorités américaines sur des agissements d’Elon Musk.
  • L’enquête porte sur la possible valorisation fictive des entreprises X et xAI.
  • Des auditions libres auront lieu en avril pour recueillir les témoignages des dirigeants de X.

Les accusations évoquées par le parquet s’articulent autour de l’utilisation de deepfakes à caractère sexuel, générés par Grok, un agent d’intelligence artificielle associé à X. Selon les autorités, ces manipulations pourraient avoir été orchestrées pour gonfler la valeur des entreprises de Musk, notamment en vue d’une introduction en Bourse prévue pour juin 2026. Un timing qui semble particulièrement suspect alors que X a récemment connu un ralentissement de son activité.

La transmission d’informations au ministère américain de la Justice a été effectuée le 17 mars, dans le cadre d’une « transmission spontanée d’informations ». Ce signalement a été relayé au bureau d’entraide pénale internationale du ministère de la Justice français et à la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme de régulation américain des marchés financiers.

En réaction à ces accusations, Elon Musk a exprimé son indignation sur X, qualifiant les allégations de « ridicules » dans un message en français. Le multimilliardaire a également fait preuve d’ironie en abordant la situation, soulignant le caractère absurde des accusations portées contre lui.

La justice française mène cette enquête sur X, qui a été absorbé par xAI en mars 2025, et sur les implications potentielles de l’intelligence artificielle dans la diffusion de contenus préjudiciables. Les magistrats parisiens s’inquiètent de comportements jugés problématiques de la part de Musk, qui pourraient inclure des incitations à générer des images non consensuelles. Ces inquiétudes sont alimentées par plusieurs publications de Musk sur X, où il a affiché un certain enthousiasme pour les capacités de son moteur d’IA, allant jusqu’à partager une image de lui-même avec un chatbot en bikini.

Les investigations en cours portent également sur d’autres questions, notamment des accusations de biais algorithmiques, ainsi que la détention et la diffusion d’images de mineurs à caractère pédopornographique. Ces soupçons ont conduit à une perquisition au siège français de X en février, que la société a qualifiée d’« acte judiciaire abusif » motivé par des considérations politiques.

Dans un effort pour clarifier leur position, Elon Musk et Linda Yaccarino, l’ancienne directrice générale de X, ont été convoqués pour des auditions libres qui leur permettront de s’expliquer sur les allégations en cours. Ces auditions, prévues pour le 20 avril, visent à recueillir les points de vue des dirigeants de X et à explorer les mesures de mise en conformité envisageables.

Des employés de X seront également entendus en tant que témoins durant la même période, soulignant l’ampleur des investigations menées par le parquet de Paris. Les résultats de cette enquête pourraient avoir des ramifications considérables pour Elon Musk et ses entreprises, alors que la pression monte sur le secteur technologique pour garantir une utilisation éthique et responsable des technologies d’intelligence artificielle.