Emmanuel Grégoire évoque le suicide de son frère dans un entretien émouvant

Dans un entretien poignant accordé à Sam Zirah sur YouTube, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à la mairie de Paris, a partagé un épisode tragique de sa vie personnelle. Il a révélé le suicide de son frère cadet, survenu en novembre 2025, un événement qui a profondément marqué sa famille et son parcours personnel.

EN BREF

  • Emmanuel Grégoire évoque le suicide de son frère lors d’un entretien avec Sam Zirah.
  • L’élu exprime sa culpabilité et l’impact de ce drame sur sa famille.
  • Il souligne l’importance de la santé mentale et son lien avec le travail comme refuge.

Dans cette vidéo publiée le 22 février, Emmanuel Grégoire s’est montré particulièrement ému en parlant de son « petit frère », un lien qui le liait profondément à lui. « On était très proches. C’était un drame familial terrible, puisqu’il s’est donné la mort », a-t-il déclaré, la voix tremblante. Le député a décrit l’irréalité de la situation, évoquant un enchaînement d’événements qui lui a semblé mécanique, entre démarches administratives et état de choc.

Pour Emmanuel Grégoire, ce deuil a resserré les liens au sein de sa famille. « On s’est épaulés les uns les autres », a-t-il expliqué. Il a mis en lumière la force de sa fratrie recomposée face à cette perte. « Les drames, dans la vie, on en connaît tous, mais ils n’ont pas tous la même portée symbolique. Évidemment, là, c’était particulièrement dur, mais on avance et on se dit qu’on s’aime », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de la solidarité familiale dans les moments difficiles.

Une réflexion sur la santé mentale

Emmanuel Grégoire a également abordé la question délicate de la santé mentale masculine. Il a révélé que son frère avait « des fragilités » et a exprimé un sentiment de culpabilité qu’il ressent. « Mille fois, on m’a dit que je ne devais pas m’en vouloir. Mais si. On s’en veut parce qu’il n’est plus là », a-t-il avoué, illustrant la complexité des émotions liées à un tel drame.

Cette prise de conscience sur la santé mentale s’accompagne d’une question essentielle : comment aider quelqu’un en souffrance, même lorsque celle-ci est visible ? « Ça se voyait, mais c’est difficile de tenir la main de quelqu’un pendant très très longtemps », a-t-il déclaré, rappelant que plusieurs membres de sa famille ont été présents pour son frère, notamment ses sœurs.

Le travail comme échappatoire

Pour faire face à la douleur, Emmanuel Grégoire a trouvé refuge dans son travail. « Quand je ne vais pas bien, je travaille plus encore et ça va mieux », a-t-il partagé. Il a décrit son engagement dans la campagne électorale comme un moyen de canaliser son chagrin et de retrouver un équilibre. « J’ai une relation un peu compulsive au travail. C’est un moyen de me soulager d’angoisses », a-t-il conféré, admettant que cela peut parfois se faire au détriment de l’essentiel.

Cette expérience personnelle a conduit Emmanuel Grégoire à une réflexion plus large sur la nécessité de parler des problèmes de santé mentale. À travers son récit, il espère sensibiliser le public sur l’importance d’une écoute attentive et d’un soutien aux personnes en détresse.

En fin de compte, l’entretien avec Sam Zirah a permis à Emmanuel Grégoire de partager non seulement sa douleur, mais aussi un message d’espoir et de solidarité. En évoquant ce tragique événement, il rappelle à chacun l’importance de la communication et de l’entraide dans les moments de crise.