Emmanuel Grégoire, élu maire de Paris le 22 mars 2026, s’engage à restaurer des relations harmonieuses avec le Paris Saint-Germain (PSG). Contrairement à son prédécesseur Anne Hidalgo, il est ouvert à la vente du Parc des Princes, un projet qui pourrait redéfinir l’avenir du club de football emblématique de la capitale.
EN BREF
- Emmanuel Grégoire souhaite vendre le Parc des Princes au PSG.
- Des conditions strictes sont posées pour cette vente.
- Le maire projette une requalification du quartier autour du stade.
Lors de son discours de victoire, Emmanuel Grégoire a affirmé : « Le PSG, c’est le Parc et le Parc, c’est Paris ». Cette déclaration marque un tournant dans la politique municipale vis-à-vis du club de football, qui a longtemps été en désaccord avec l’administration précédente. Grégoire, ancien premier adjoint, aspire à une collaboration plus étroite avec le PSG, en proposant des conditions de vente du Parc des Princes qui garantissent son intégrité en tant qu’enceinte sportive.
Le nouveau maire a souligné l’importance de maintenir le PSG à Paris, promettant de soumettre la question de la vente au Conseil de Paris. Toutefois, il a précisé que cette vente ne se ferait pas sans conditions. Parmi celles-ci, il a stipulé que « en cas d’arrêt d’activité, de faillite du PSG ou d’extinction des activités sportives, le Parc des Princes devra impérativement rester un stade de foot en extérieur ». De plus, la Ville conservera un droit de rachat en cas de vente du club par l’actionnaire principal.
Emmanuel Grégoire a également indiqué que le PSG ne pourrait pas adjoindre de naming au Parc des Princes, qui devra rester réservé aux équipes premières du club. Ces conditions visent à préserver l’identité et l’héritage du stade, qui a accueilli des événements sportifs mémorables depuis sa création.
Par ailleurs, le maire a des projets ambitieux pour le quartier du Parc des Princes. Il envisage une « requalification complète de la Porte de Saint-Cloud », avec des aménagements visant à verdir les abords du stade. Grégoire a proposé de couvrir le périphérique pour créer un jardin au-dessus, tout en intégrant des espaces commerciaux axés sur le sport et le loisir, ainsi qu’un musée dédié au PSG.
Un enjeu crucial reste le prix de vente du Parc des Princes. Emmanuel Grégoire a évoqué une fourchette de prix allant de zéro à un milliard d’euros, soulignant que cette évaluation est liée à la valeur foncière du quartier. Bien qu’il ait mentionné un chiffre maximal, il a précisé que des contraintes seraient imposées pour empêcher la destruction du Parc au profit de constructions immobilières.
Le maire a également exprimé sa volonté de défendre le patrimoine et les intérêts des Parisiens. « Si le PSG décide que c’est trop cher pour eux et donc de partir, ils partiront, c’est la vie », a-t-il affirmé, tout en soulignant que son souhait serait que le club demeure ancré dans la ville.
Pour mettre les choses en perspective, Anne Hidalgo avait précédemment rejeté une offre de 38 millions d’euros du PSG pour l’acquisition du Parc. En comparaison, d’autres clubs ont réalisé des transactions significatives, comme la vente du stade Bollaert-Delelis pour 27 millions d’euros et l’achat de San Siro pour 197 millions d’euros par l’AC Milan et l’Inter Milan.
Les négociations autour de la vente du Parc des Princes s’annoncent donc complexes, mais avec la volonté affichée d’Emmanuel Grégoire, l’avenir du PSG à Paris pourrait prendre un tournant décisif.