Emmanuel Grégoire, élu maire de Paris, se distingue par une approche différente de celle de son prédécesseur, Anne Hidalgo. Sa victoire face à Rachida Dati lors des élections municipales du 22 mars 2026 marque le début d’un mandat qui promet d’être marqué par une proximité accrue avec les Parisiens.
EN BREF
- Emmanuel Grégoire remplace Anne Hidalgo à la mairie de Paris.
- Il promet une gouvernance plus proche des citoyens.
- Ses divergences avec Hidalgo portent sur le style et l’écoute.
Le 22 mars 2026, sous le regard d’une foule enthousiaste, Emmanuel Grégoire a reçu la clé de la ville de Paris des mains d’Anne Hidalgo. Ce moment symbolique de passation de pouvoir, habituel entre élus d’un même bord politique, prend une dimension particulière au vu des tensions qui ont marqué leur relation. Ancien premier adjoint d’Hidalgo, Grégoire a rapidement pris ses distances, notamment après sa démission en 2024 pour siéger à l’Assemblée nationale.
Le nouveau maire de Paris a toujours insisté sur ses différences avec l’ancienne maire. « Lui c’est lui, moi c’est moi », a-t-il déclaré, citant un célèbre propos de Laurent Fabius sur François Mitterrand. Dans une interview au Monde, il a affirmé : « J’assume une rupture de méthode », précisant que son style de gouvernance sera centré sur « la proximité, l’écoute permanente et la capacité à se remettre en question ».
Les soutiens d’Emmanuel Grégoire le décrivent comme un homme accessible et engagé dans le dialogue. Un élu écologiste a souligné qu’il est « davantage dans la proximité » que ne l’était Anne Hidalgo. Cette critique implicite du style de gestion de Hidalgo, jugé plus distant, ne passe pas inaperçue. Un parlementaire socialiste a même pointé son approche managériale, la qualifiant de « cassante ».
Dans le cadre de son mandat, Emmanuel Grégoire envisage également de renouer avec certaines pratiques de son prédécesseur, Bertrand Delanoë, notamment l’organisation de comptes rendus de mandat par arrondissement. Ces initiatives visent à établir un lien direct entre l’administration et les citoyens, renforçant ainsi la transparence et l’engagement public.
Au-delà de ces promesses, des interrogations demeurent quant à la gestion des logements à Paris. Rachida Dati a récemment accusé Emmanuel Grégoire d’avoir « fait disparaître 150 000 logements du parc locatif privé », une accusation qui soulève des inquiétudes quant à la politique de logement de la nouvelle mairie.
Alors qu’Emmanuel Grégoire prend ses fonctions, le paysage politique parisien est en pleine mutation. Les défis qui l’attendent seront nombreux, mais l’ancien premier adjoint semble déterminé à imprimer sa marque sur la ville, tout en prenant soin d’établir un climat de dialogue et de proximité avec les Parisiens.