Emmanuel Grégoire succède à Anne Hidalgo à la mairie de Paris

Le 29 mars 2026, Emmanuel Grégoire a été officiellement élu maire de Paris, prenant le relais de son ancienne mentor, Anne Hidalgo, après un mandat de douze ans. Cette passation de pouvoir s’est déroulée à l’Hôtel de ville en présence des conseillers parisiens, marquant un moment symbolique pour la ville.

EN BREF

  • Emmanuel Grégoire a été élu maire de Paris avec 103 voix au Conseil de Paris.
  • Anne Hidalgo, première femme maire de la capitale, a quitté ses fonctions avec émotion.
  • Le nouvel exécutif municipal inclut une majorité de gauche et des écologistes renforcés.

Emmanuel Grégoire, âgé de 48 ans, a remporté le second tour des élections municipales avec un score de 50,52 %. Son élection a été saluée par ses pairs, qui lui ont accordé l’intégralité des voix de l’union de la gauche, à l’exception de La France Insoumise. Ce nouvel édile, ancien premier adjoint, a ainsi pris ses fonctions dans un contexte politique tendu, marqué par l’absence de Rachida Dati, candidate de la droite, qui a choisi de ne pas assister à cette cérémonie.

À peine élu, Emmanuel Grégoire a accompagné Anne Hidalgo à la sortie de l’Hôtel de ville, où elle a été chaleureusement applaudie par ses collègues. L’émotion était palpable alors qu’elle quittait le palais municipal, les larmes aux yeux, après avoir été la première femme à diriger la capitale. Dans son discours d’intronisation, Grégoire a salué le courage d’Hidalgo, affirmant que « les clés de la ville sont en de bonnes mains ».

Pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure, Emmanuel Grégoire a désigné Lamia El Aaraje comme première adjointe. Âgée de 39 ans, cette figure du socialisme parisien a été choisie après des tractations délicates, notamment face à l’ancienne maire du XIIe arrondissement. La nouvelle équipe municipale est constituée de 36 adjoints, tout en intégrant une présence significative des écologistes.

Le nouvel exécutif a cependant été critiqué, notamment par Sophia Chikirou, conseillère Insoumise, qui a remis en question la rupture avec l’ancienne équipe d’Hidalgo. Emmanuel Grégoire a rétorqué qu’il exigeait des élus une disponibilité totale pour réaliser son projet de « mairie d’hyperproximité ». Il a également affirmé que son premier combat serait de protéger les enfants dans le cadre du périscolaire, un secteur troublé par des affaires de violences.

Grégoire a annoncé qu’un Conseil de Paris extraordinaire se tiendrait à mi-avril, où seront abordées des mesures pour l’hébergement d’urgence, son plan « zéro enfant à la rue », ainsi que l’avenir du parc des Princes. La nouvelle majorité, qui regroupe des élus socialistes, écologistes, communistes et d’autres formations, compte 103 membres, un chiffre supérieur à l’ancienne mandature.

Le paysage politique parisien a été profondément modifié, la droite se retrouvant réduite à 51 élus après la défaite de Rachida Dati. Cette dernière, réélue dans son arrondissement, a formé un nouveau groupe de 32 élus sous le nom de « Paris, Liberté! ». Son coéquipier, Grégory Canal, a appelé à une opposition responsable mais active, tout en dénonçant l’héritage d’Anne Hidalgo.

À gauche, les neuf élus de LFI, emmenés par Sophia Chikirou, ont également marqué leur entrée dans l’hémicycle, cherchant à s’affirmer comme une opposition significative. Dans ce nouvel environnement politique, les défis ne manqueront pas pour Emmanuel Grégoire, qui devra naviguer entre les attentes de sa majorité et les critiques de l’opposition.

Au terme de cette journée, une page se tourne à Paris, alors que la ville s’apprête à relever de nouveaux défis sous la direction d’Emmanuel Grégoire, un maire qui promet de faire entendre la voix de tous les Parisiens.